07/03/2017

Le tarif des émoluments a baissé, un dossier classé.

Pour rappel, les anciens tarifs des émoluments étaient si exorbitants que nombre de citoyens s'en étaient émus.

Interrogé à ce sujet, le conseiller d’État Pierre Maudet admet que le cumul des amendes en hausse depuis le début de 2014 et des émoluments ont conduit à des factures hors de proportion par rapport à l'infraction. Il s'agit, selon lui, d'adapter les frais des services administratifs pour qu'ils collent au plus près de ce qu'ils coûtent à la collectivité.

En clair, cela signifie que les tarifs seront réduits dans une forte proportion: au lieu d'une échelle allant de 50 fr. à 500 fr. selon cinq paliers forfaitaires, ce sont six paliers entre 20 fr. et 150 fr. qui sont appliqués depuis le 1er janvier 2017.

Ces émoluments peuvent-ils être considérés comme des impôts déguisés? Pierre Maudet explique que ce n'est pas le cas, car ils ne sont pas proportionnels au revenu de la personne concernée. De plus, ils ne devraient pas apparaître comme une ressource supplémentaire pour l’État. La logique est la suivante: « chaque infraction génère un travail administratif qui doit être rétribué à sa juste valeur et sans préjudice pour les contribuables qui n'ont pas fauté, eux ».

A lire :

 

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21/02/2017

Augmenter le nombre de zones 30 ?

Faut-il réduire la vitesse au boulevard du Pont-d’Arve et à celui de la Tour ?

Une décision du Tribunal administratif condamne les autorités à procéder à des essais afin de respecter la loi fédérale. Le conseiller administratif Rémy Pagani relève le nombre important d’accidents, que de telles zones 30 peuvent contribuer à diminuer. Le bruit est à son sens également moindre en réduisant la vitesse. La Ville de Genève envisage ainsi de multiplier le nombre de rues limitées à 30 km/h, dans certains cas la nuit seulement.

Des études sur lesquelles se fonde le TCS ont montré qu’abaisser la vitesse de 50 à 30 km/h n’a pas d’incidence réelle sur le bruit, rappelle le président du TCS Genève François Membrez. Dans certains cas, cela peut même augmenter la nuisance sonore, car les automobilistes roulent dans un rapport de vitesse inférieur. Le TCS soutient la mise en place de telles zones dès lors que la sécurité est en jeu, ce qui est particulièrement vrai dans les quartiers d’habitation. Dans la mesure toutefois où cela n’entraîne pas la suppression des passages pour piétons, nécessaires pour sécuriser les enfants. Ces limitations sont toutefois discutables sur les axes, car elles ne sont respectées que lorsque des mesures contraignantes sont mises en place. De plus, l’irrégularité du trafic est elle-même source de nuisances, les accélérations et décélérations se révélant plus sonores qu’un trafic régulier.

 

Liens

Forum, dimanche à 18h00 : Faut-il limiter le trafic genevois à 30 km/h pendant la nuit?

Couleurs locales à 19h00 : Les habitants de St-Imier doivent se prononcer sur la vitesse autorisée entre les deux places de la ville, ce reportage contient une interview de François Membrez

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01/11/2016

Les voitures autonomes...une solution pour la circulation à Genève ?

Les voitures autonomes feront probablement leurs premières apparitions sur nos routes dans une dizaine d’années. Faut-il s’en réjouir? La question reste largement ouverte tant les bouleversements pour notre société seront importants, comme dans beaucoup d’autres domaines où la robotisation s’annonce.

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Une chose est certaine cependant: les voitures autonomes ne résoudront pas les encombrements routiers que connaît Genève, fruits des absences d’anticipation de nos gouvernants précédents. Avant la traversée du lac dont la réalisation est impérieuse afin de libérer le centre-ville du trafic de transit, avant la construction de routes d’évitement de certains quartiers et villages, avant enfin la suppression des obstacles et signalisations inadéquats qui jalonnent certains axes de transit, ce sont des colonnes à l'arrêt de voitures autonomes qui se préparent. Le TCS maintiendra donc ses efforts pour qu’évolue de manière satisfaisante la mobilité à Genève.

S’il est un domaine où l’automatisation pourrait éventuellement être la bienvenue, c’est dans celui de la lutte contre les incivilités. Les logiciels seront évidemment programmés pour que les voitures autonomes roulent de manière raisonnable. Il restera certes les comportements problématiques de certains cyclistes et conducteurs de deux-roues motorisés, mais, globalement, les excès de vitesse et dépassements dangereux, de même que les refus de priorité, devraient disparaître.

Ce constat est cependant assez terrifiant puisqu’il signifie que la machine ferait mieux que l’homme, lequel est pourtant bon par nature, avant l’émergence de la société, comme nous l’enseigne Rousseau. Il est donc temps d’agir, au moins à notre échelle. Par exemple, au lieu d’engager tant et plus d’agents pour le contrôle du stationnement, qui traquent sans relâche ceux qui ont cinq minutes de retard par rapport à leur ticket de parcomètre, pourquoi ne pas consacrer ces forces à la prévention des incivilités? Alors peut-être celles-ci, qui nuisent à la sécurité et à la vie en société, diminueront-elles grâce aux effets conjugués de l’éducation et de la prévention, au point que nous n’aurions pas besoin… des voitures autonomes!

François Membrez

13/10/2016

Le double enjeu de la mobilité électrique et des véhicules automatisés

Les voitures électriques effectuent une percée remarquée sur le marché et dans le cœur des usagers (pour l’heure plutôt aisés). Les véhicules automatisés et l’avènement de fournisseurs publics ou privés ouvrent quant à eux la porte à la notion de dé-privatisation de l’automobile. Ces deux enjeux, pris individuellement ou conjointement, auront probablement un impact politique, économique, social et écologique majeur sur notre société.

Voici l’avis du Dr Joerg Beckmann, directeur de l’Académie de la Mobilité du TCS.

Votre avis nous intéresse !

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30/08/2016

Appel au bon sens

Des mesures pragmatiques et de bon sens: voilà ce qu’attendent les usagers des transports à Genève, tous modes confondus. Or, que constate-t-on souvent ? Des chicaneries, des interdictions, des augmentations vertigineuses de prix ou encore des solutions compliquées, dont la mise en œuvre est ainsi retardée.

La Ville de Genève mérite la palme. Ces derniers temps, elle a réussi l’exploit d’interdire la présence des vélos en libre-service sur son domaine public (Velospot), de supprimer 66 places de stationnement de voitures sans création de places de remplacement et de s’opposer aux essais permettant aux deux-roues motorisés de rouler dans les voies de bus. Les deux premières tentatives ont heureusement été stoppées par des procédures judiciaires. Espérons qu’il en sera de même de la troisième!

Le TCS préconise que les mesures destinées à fluidifier la circulation soient pragmatiques et faciles à appliquer. Je vous invite à lire notre position en ce qui concerne ce sujet sensible des scooters dans les voies de bus. Les ondes vertes sont une autre bonne piste suivie par le DETA, mais elles restent encore insuffisamment mises en œuvre.

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Nous soutenons également la pétition qui invite le Procureur général à reconsidérer l’augmentation du tarif des contraventions. Décidée par lui seul l’année dernière, cette augmentation suscite de l’incompréhension et un sentiment d’injustice, car son fondement est inexpliqué. Avec les nouveaux émoluments qui s’ajoutent aux amendes envoyées par le Service des contraventions, la situation est devenue intenable. Ces émoluments sont en effet de 5 à 8 fois supérieurs à ceux d’avant 2014, malgré les gains de productivité de l’administration, lesquels auraient dû conduire à des baisses plutôt qu’à des hausses !

A l’inverse des décisions de certaines autorités, le résultat du vote du 5 juin dernier est très réjouissant et générateur d’espoir. La traversée du lac a en effet été plébiscitée par 62,8 % de la population. Ce score élevé oblige en particulier les élus, quel que soit leur parti, à choisir les meilleures options en vue d’une réalisation dans des délais raisonnables.

François Membrez, président