25/09/2013

Constitution du Comité genevois au NON à la tromperie sur la vignette

STOP au détournement! Le Comité genevois « NON à la tromperie sur la vignette » est constitué. Fort d’un important soutien populaire, il entend canaliser en région genevoise l’opposition aux inepties propagées depuis quelques semaines par une partie de la classe politique manifestement aux antipodes de la réalité quotidienne des citoyens mobiles.

Réunis pour l’occasion sur les bords de lac Léman, quelques représentants du Comité genevois s’organisent pour démontrer que les partisans de ce projet multiplient les vaines promesses et menaces. Et que Genève a tout à perdre d’une hausse de la vignette, qui occasionnerait environ 12 millions de ponction supplémentaire dans les portemonnaie des citoyens du Canton, pour 0 francs effectivement alloués à des projets routiers cantonaux. En effet, pas un seul centime de la hausse du prix de la vignette n'ira aux importants renouvellements et aménagements du réseau autoroutier, comme par exemple entre Lausanne et Genève, ou pour l’élargissement du contournement de la ville. Les goulets d’étranglement sur les autoroutes ne seraient en aucun cas résorbés, bien au contraire. 

MM. Monney, Oberson, Di Gisi, Francey, Nidegger, Galletti, Jenni, Membrez, Debaillets
MM. Monney, Oberson, Di Gisi, Francey, Nidegger, Galletti, Jenni, Membrez, Debaillets

Aujourd’hui, 9,5 milliards de taxes sont déjà ponctionnés chaque année aux automobilistes, alors que seulement 3 sont attribués aux routes : avant de penser à augmenter encore la facture, il conviendrait d’abord de corriger ce détournement de 6,5 milliards. Et ce d’une manière très simple : en traitant enfin de manière égale le rail et la route. Comme préalable à toute discussion, le Comité genevois « NON à la tromperie sur la vignette » exige donc la création sans délai d’un fond routier inscrit dans la constitution, comme cela est déjà le cas pour le rail. 

Les partisans du NON à la vignette à 100 francs dénoncent également une hausse massive de 150% d’un coup, le fait qu’une hausse de la vignette n’aurait aucun effet sur les autoroutes, que les réserves actuelles dans le fonds d’infrastructures (3,8 milliards) sont suffisantes pour les projets prêts à être réalisés et que donc il est indécent de mettre le couteau sous la gorge des citoyens en leur affirmant qu’en cas de rejet de cette hausse c’est la qualité de notre réseau routier qui en pâtirait. En réalité, les genevois, comme la plupart des suisses, ne verraient pas la couleur de ce nouvel impôt déguisé. 

Chaque année, les automobilistes continueront de perdre 20’000 heures dans les bouchons. Le prix d’une telle perte de temps est, lui, bien réel. Partant du principe que les genevoises et genevois ne seront pas dupes de la propagande trompeuse d’une large frange de la classe politique, il recommande de voter NON à la Loi sur la vignette autoroutière le 24 novembre prochain. 

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