03/09/2014

Deux traversées complémentaires

Sans attendre le résultat de la votation sur la traversée de la rade du 28 septembre, le PLR et le PDC ont décidé de lancer une initiative sur la grande traversée du lac. Pour le TCS, c’est au fond une bonne chose. En effet, les deux traversées sont complémentaires.

Explications :

  • La traversée de la rade en tunnel, de l’avenue de France au Port Noir puis à Malagnou, est une solution urbaine permettant de dévier le trafic qui transite actuellement par l’hyper-centre en dehors de celui-ci. Coût du projet : entre 660 et 700 millions en procédant à l'actualisation des coûts de ce projet qui a fait l'unanimité autour de lui il y a 10 ans. Les avantages sont connus ; parmi ceux-ci on citera la fluidification du centre, les nombreuses possibilités d’aménagement des quais pour une qualité de vie en nette hausse et la flexibilité retrouvée pour procéder aux indispensables entretiens de la voirie, comme le pont du Mont-Blanc qui devrait subir d’importants travaux de rénovation. La décision de réaliser cette traversée incombera exclusivement aux citoyens genevois. Verdict le 28 septembre.
  • La grande traversée, dite du lac, pourrait quant à elle franchir le plan d’eau du Vengeron à Pointe à la Bise. Il s’agirait d’un bouclement du périphérique autoroutier du Grand Genève. Coût : de l’ordre de 4 milliards. Utile à long terme. En effet, la décision de réalisation d’un tel ouvrage reviendrait à la Confédération. Or pour l’heure tout reste à faire pour convaincre Berne d’inscrire un projet qui a été nettement recalé par le Conseil national  le 16 septembre 2013 par 108 NON contre 68 OUI. Le détail du vote est intéressant : les partis PDC et PLR ont voté en bloc contre le projet genevois. Et le conseiller d’Etat Luc Barthassat, qui siégeait encore sous la coupole fédérale à ce moment, était absent lors du vote.  Quant au Conseil des Etats, il a rejeté la grande traversée dite du lac à l'unanimité en mars 2013.

En résumé, les deux traversées répondent à des besoins distincts et complémentaires. Bien loin d’opposer ces projets, il est sage de les intégrer dans un plan cohérent de développement de l’infrastructure des transports genevois, en gardant à l’esprit des thèmes aussi concrets que la croissance démographique, les délais de création de logements, en particulier sur la rive gauche,  la lenteur des procédures ainsi que les réalités de la politique fédérale, dans un contexte extrêmement concurrentiel où, au-delà des effets d’annonce, chaque région aura à cœur de jouer sa propre partition.

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