26/01/2016

Pas de concurrence entre le Gothard et les projets routiers romands

Les adversaires de l’assainissement du Gothard avec 2e tube ne cessent de marteler que ce projet va concurrencer la réalisation d’infrastructures routières en Suisse romande. Et bien NON !

Rappelons en préambule que la plupart des personnes qui dénoncent aujourd’hui la concurrence présumée du Gothard avec les projets romands sont aussi celles qui s’opposent systématiquement aux nécessaires aménagements de l’ infrastructure routière/autoroutière.

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L’assainissement avec 2e tube ne coûte à la base qu’un milliard de plus que l’assainissement avec le transbordement des véhicules sur le rail. Ce milliard, ventilé sur 10 à 15 ans (planification + construction), correspond à moins de 100 millions par an. Et ce montant est pris sur le budget d’entretien des autoroutes, de quelques 1 300 millions par an.

A l'inverse, tant l’achèvement des autoroutes que l’élimination des goulets autoroutiers ou le co-financement des projets d’agglomération sont des programmes aujourd’hui couverts par le Fonds d’infrastructure pour la période 2008-2028. En cas d’adoption du nouveau fonds routier FORTA, ils seront repris et poursuivis par ce dernier, avec les financements correspondants. L’objet est en cours de traitement au Parlement.

Faute de planification durant ces deux dernières décennies (ère Leuenberger), la route a aujourd’hui un problème de réalisation et non de financement. Pour preuve le programme d’élimination des goulets autoroutiers, en vigueur depuis 2008 et d’ores et déjà doté par le Parlement de crédits cumulés de 2.3 milliards de francs, pour lequel on avait péniblement dépensé 316 millions à fin 2014. Enveloppe globale 5.5 milliards d’ici 2028 !

Le transbordement de véhicules sur le rail est plus cher sur le long terme

transbordement, gothardLes opposants avancent la "solution provisoire" du chargement des véhicules sur le rail, ce qui implique la construction d'immenses installations sur une surface équivalente à 22 terrains de foot (!), pour un peu moins de 1 milliard de francs. Ces installations devraient être démantelées après l’assainissement (car inutiles), et reconstruites si cela est encore possible pour le prochain assainissement total dans 35 ans. Une solution encore plus chère sur le long terme, qui engendrerait des coûts économiques liés à la fermeture du tunnel ainsi qu’une gêne pour nos échanges commerciaux (par la route) de près de 10 milliards de francs par an avec l’Italie !

Quoi qu’il en soit, et c’est là l’essentiel : le 2e tube est la seule solution durable, tant du point de vue de la sécurité du trafic que de la stabilité à long terme de notre liaison avec le Tessin. Nous aurons ainsi toujours une solution en cas de panne, d’incendie, d’accident, de travaux d’entretien, d’éboulement ou, dans 35 ans, d’assainissement total.

François Membrez, Président du TCS section Genève

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25/01/2016

Gare des Eaux-Vives : amendes d'ordre et Course de l'Escalade ne font pas bon ménage

Le jour de la Course de l'Escalade, les Genevois étaient invités à se rendre en ville en transports publics. Or, pour certains, c'était une bien mauvaise idée. Dans le quartier de la Gare des Eaux-Vives, les amendes d'ordre ont orné nombre de pare-brise. Des membres s'en sont émus et nous avons écrit au Service du Stationnement. Celui-ci répond qu'il n'est qu'une autorité d'exécution qui applique la loi, à savoir de "coller" les contrevenants les jours ouvrables, le samedi en étant un. L'ordre dépend de la Direction générale des transports (DGT). À notre demande la DGT reconnaît avoir recueilli la somme de 2240 fr. pour 42 amendes le samedi incriminé.

Le fait est que la plupart des habitants du quartier ne disposent pas de parkings souterrains, qu'une centaine de places de stationnement a été supprimée à cause du CEVA et que le nombre de macarons est notoirement insuffisant. De plus, le samedi il n'y a aucun risque de voir des pendulaires occuper des places. La nature et la densité des commerces ne demandent pas non plus une rotation des véhicules.

Bref, le Service du Stationnement estime respecter l'égalité de traitement en amendant tout le monde, dans les quartiers d'habitation ni plus ni moins qu'ailleurs.

04/01/2016

Loi sur la circulation routière : des adaptations à connaître

Fin novembre 2015, un soir de semaine au Centre technique du TCS à Meyrin, j'assiste au cours sur les mises à jour de la loi sur la circulation routière (LCR). Je me retrouve avec une vingtaine de personnes pour écouter avec beaucoup d’attention Jean-Daniel Delessert et Jean-Michel Retfalvi. Instructeurs auprès de la section genevoise du TCS, ils forment un duo aguerri qui pendant 120 minutes expliquent avec calme et beaucoup de pédagogie les évolutions de la LCR. Avec le temps, tout doit être adapté. Des règles nouvelles apparaissent inévitablement. Il y a les giratoires à plusieurs voies, les limitations de vitesse aussi. Pourquoi sont-elles par exemple fixées à 50, 30 ou 20 km/h ? Autant de points que les deux experts peuvent expliquer avec détails et exemples à l’appui.

A la base, il faut se dire qu’il faut évoluer dans le trafic selon le principe de la confiance entre les différents usagers. Mais il est toujours utile de se rappeler l’existence de l’art 26 LCR, qui précise que chacun doit se comporter, dans la circulation, de manière à ne pas gêner ni mettre en danger ceux qui utilisent la route conformément aux règles établies. Enfin, il y a des règles simples qu’il n’est pas inutile de se remémorer. Ainsi, c’est toujours la signalisation aérienne qui prime sur le marquage au sol. Enfin, sur l’autoroute l’acronyme RTI (Rétroviseur – Tête – Indicateur) prend toute son importance. Il peut éviter un grand nombre de désagréments voire même des accidents. Et n’oublions pas l’intervalle minimum de deux secondes entre les véhicules qui se suivent, soit : 1 seconde pour la réaction et une seconde pour la sécurité !

A la fin de la prestation, les questions et réponses fusent. Le public se sent concerné, notamment par le durcissement de la loi et de la mise en vigueur échelonnée du programme Via Sicura. L’objectif de la Confédération est de s'assurer que seuls des conducteurs bien formés et capables de conduire se déplacent avec des véhicules

Après la théorie, pour ceux qui le désirent, il y a également la possibilité de participer au cours confiance. D’une durée de 4 heures, il est dispensé au centre de conduite du Plantin à Meyrin. Il permet de reprendre confiance sur la route, réviser les fondamentaux et maîtriser son véhicule dans différentes situations et en sécurité.