15/07/2016

Amendes et émoluments excessifs à Genève: pas de favoritisme!

amende, tcs, emoluments, voiture, cyclisteLa lutte contre les amendes et les émoluments disproportionnés est légitime. Celle qui cherche à en exempter les seuls cyclistes l’est par contre beaucoup moins. La loi sur la circulation routière (LCR) est la même pour tous, non ?


L’article de couverture du la Tribune de Genève du 15 juillet fait état du courroux de certaines associations face à la hausse des amendes adressées aux cyclistes. Voilà donc que le débat sur les tarifs exorbitants désormais pratiqués à Genève, que nous avons lancé en juin avec le GHI, se propage également à la mobilité douce. Sur le fond, c’est normal et légitime : comment en effet ne pas ressentir un puissant sentiment d’injustice face aux nombreux exemples récents de disproportions injustifiables entre la gravité de la faute et le montant de l’amende ?

Par contre, ce sont les arguments avancés par ces associations qui laissent perplexe. La loi sur la circulation routière (LCR) doit être respectée par l’ensemble des usagers et les amendes doivent être appliquées à tous de manière équitable. Le respect des règles de circulation constitue la colonne vertébrale de la sécurité routière, domaine dans lequel les cyclistes sont par nature les plus fragiles. Il est donc parfaitement justifié que l’autorité utilise les outils à sa disposition pour que le cadre réglementaire soit respecté par tous. Réclamer de la tolérance envers un seul mode de transport aux motifs que celui-ci améliorerait la fluidité ou qu’il permettrait de réduire les problèmes de stationnement tient donc de l’argumentation fumeuse. Au contraire, inciter les autorités à appliquer des sanctions réfléchies et proportionnelles à la faute commise est un juste combat : c’est cet axe que le TCS continuera de défendre.

 

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