01/11/2016

Les voitures autonomes...une solution pour la circulation à Genève ?

Les voitures autonomes feront probablement leurs premières apparitions sur nos routes dans une dizaine d’années. Faut-il s’en réjouir? La question reste largement ouverte tant les bouleversements pour notre société seront importants, comme dans beaucoup d’autres domaines où la robotisation s’annonce.

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Une chose est certaine cependant: les voitures autonomes ne résoudront pas les encombrements routiers que connaît Genève, fruits des absences d’anticipation de nos gouvernants précédents. Avant la traversée du lac dont la réalisation est impérieuse afin de libérer le centre-ville du trafic de transit, avant la construction de routes d’évitement de certains quartiers et villages, avant enfin la suppression des obstacles et signalisations inadéquats qui jalonnent certains axes de transit, ce sont des colonnes à l'arrêt de voitures autonomes qui se préparent. Le TCS maintiendra donc ses efforts pour qu’évolue de manière satisfaisante la mobilité à Genève.

S’il est un domaine où l’automatisation pourrait éventuellement être la bienvenue, c’est dans celui de la lutte contre les incivilités. Les logiciels seront évidemment programmés pour que les voitures autonomes roulent de manière raisonnable. Il restera certes les comportements problématiques de certains cyclistes et conducteurs de deux-roues motorisés, mais, globalement, les excès de vitesse et dépassements dangereux, de même que les refus de priorité, devraient disparaître.

Ce constat est cependant assez terrifiant puisqu’il signifie que la machine ferait mieux que l’homme, lequel est pourtant bon par nature, avant l’émergence de la société, comme nous l’enseigne Rousseau. Il est donc temps d’agir, au moins à notre échelle. Par exemple, au lieu d’engager tant et plus d’agents pour le contrôle du stationnement, qui traquent sans relâche ceux qui ont cinq minutes de retard par rapport à leur ticket de parcomètre, pourquoi ne pas consacrer ces forces à la prévention des incivilités? Alors peut-être celles-ci, qui nuisent à la sécurité et à la vie en société, diminueront-elles grâce aux effets conjugués de l’éducation et de la prévention, au point que nous n’aurions pas besoin… des voitures autonomes!

François Membrez