25/05/2016

Les incivilités dans les transports publics

La courtoisie cela semble tellement évident. Et pourtant, cela ne l’est pas toujours. Depuis notre tendre enfance, on nous a souvent rappelé à juste titre qu’il faut céder sa place à une personne plus âgée, une femme enceinte, un handicapé, etc. Sans vouloir être rabat-joie, on a bien l’impression que ce savoir-vivre est en train de disparaître. À qui la faute? Mais là n’est pas la question. C’est dans les transports publics que bien des incivilités sont constatées. Rentrer, avant la sortie des passagers, bousculer sans s’excuser, autant d’attitudes qui ont de quoi nous énerver. Et ce n’est pas tout, il y a aussi cette tendance grandissante à laisser son journal gratuit sur un siège, à parler fort au téléphone, écouter de la musique sur haut-parleur, sans parler bien entendu de la dégradation du matériel. Mais avant de rejeter la faute à quelqu’un ne serait-il pas opportun de se demander pourquoi on a l’impression que ce genre d’incivilités augmente alors que chacun d’entre nous peut participer à faire avancer la prise de conscience par une attitude exemplaire? Ne vous est-il jamais arrivé après une fin de journée harassante de vous asseoir et de rester assis et de sciemment n’avoir pas levé les yeux afin d’éviter à devoir laisser votre place à une personne qui en aurait plus besoin que vous?

Louons plutôt ces gestes anodins qui suscitent le respect. Ainsi, on nous a relaté dernièrement l’attitude d’une dame qui a pris l’initiative de ramasser un gobelet de café renversé sur une banquette. C’est un début! Une très belle initiative à mettre en relation avec un résultat tiré de la 4e édition de l’Observatoire des incivilités menée en janvier 2015 auprès d’un échantillon représentatif de voyageurs de la région parisienne. Ainsi, il s’avère que 71 % des personnes interrogées estiment qu’elles sont coresponsables et se considèrent comme un acteur prioritaire devant faire preuve de courtoisie et d’autodiscipline. Reste que la famille, l’école et les transporteurs demeurent quand même les acteurs principaux pour sensibiliser au respect des règles et lutter contre les incivilités!

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Les votations cantonale du 5 juin : NON à l'initiative 154, questions sur le contreprojet

Les trois sujets de mobilité au menu des prochaines votations cantonales sont la Traversée du lac, d’une part, et l’initiative 154 pour la priorité des transports publics et son contre-projet, d’autre part.

Le premier objet, soit la Traversée du lac détaillée dans ce numéro, nécessite absolument un OUI. À l’instar de toute ville importante, Genève a besoin de boucler un boulevard périphérique qui permettra de réaménager le centre, de diminuer les bouchons et de mettre fin aux temps d’attente lorsqu’il s’agit de passer d’une rive à l’autre.

Le second objet appelle un NON en ce qui concerne l’initiative 154 elle-même. S’agissant de son contre-projet, le TCS Genève n’émet pas de recommandation, mais soulève des interrogations.

L’IN154

L’initiative 154 pour la priorité des transports publics laisse entendre que pour avoir des transports publics plus rapides, la circulation routière devrait être aménagée afin de leur donner la priorité. Or là n’est pas le problème en ce qui concerne Genève.

Afin d’améliorer l’efficacité des transports publics, il conviendrait de revoir les flux de passagers aux arrêts du centre-ville lors des transbordements. De plus, le temps prioritaire accordé aux bus et aux trams aux carrefours devrait être adapté en temps réel afin d’améliorer la réactivité du système. Les détecteurs de files d’attente (caméras ou boucles d’induction) sont des technologies connues. Il existe des programmes de gestion des carrefours qui font varier la durée des feux en tenant compte de la situation concrète. La distance entre les arrêts est aussi une piste à approfondir. Enfin, le CEVA, soit le futur réseau ferroviaire Léman Express, apportera également une réponse.

N’étant pas propre à résoudre la situation et occultant des solutions à portée de main, l’initiative 154 doit être rejetée.

Que faut-il penser du contre-projet à l’IN 154?

Sans émettre de mot d’ordre, le TCS Genève soulève trois interrogations.

  1. Cohérence avec le corpus législatif existant

Outre le droit fédéral, la mobilité à Genève est régie par une quinzaine de lois et règlements qui s’articulent les uns avec les autres dans une mosaïque assez complexe. Or le texte soumis au vote n’en tient pas suffisamment compte. A titre d’exemple, la loi sur les routes prévoit une organisation — appelée hiérarchie — selon des axes. Il est prévu que le réseau routier primaire a pour fonction d’assurer des échanges fluides entre les différents secteurs de l’agglomération. Le secondaire doit permettre de relier des quartiers entre eux alors que le réseau routier de quartier dessert les habitants et les activités. Faute des aménagements nécessaires, l’obligation de fluidité n’est pas respectée aujourd’hui comme on le constate tous les jours! Mais le sera-t-elle plus avec le contre-projet, qui ajoute des zones aux axes, sans prévoir comment se règle l’opposition entre eux? Ainsi, dans la zone 1, destinée aux transports publics et à la mobilité douce, où il est prévu que l’accès aux véhicules privés est «restreint», qu’adviendra-t-il des routes du réseau primaire et du réseau secondaire? Comment la circulation sera-t-elle assurée?

  1. La délimitation des zones n’a pas été prévue

Les zones dont il est question ci-dessus ne sont pas délimitées dans le contre-projet. Son article 6 renvoie sur ce point à l’article 12 de la «loi sur la mobilité». Or cette loi n’a pas encore été adoptée par le Grand Conseil. Selon le projet actuel, elle donne la compétence au Conseil d’Etat d’établir des plans d’action et c’est dans ce cadre que le périmètre des zones devrait être défini. Selon le TCS, il n’est pas possible de se prononcer sur une loi instituant des zones lorsque celles-ci ne sont pas connues. De plus, est-il judicieux de donner la compétence au Conseil d’Etat d’établir une carte prévoyant des zones? Ne devrait-on pas donner cette responsabilité au Grand Conseil?

  1. La durée de stationnement dans les parkings publics en ouvrage est limitée à cinq heures

Sachant qu’une telle limitation de durée n’existe pas pour les parkings des grands centres commerciaux en France voisine, le TCS estime que l’on porte ici préjudice au commerce local. Il conviendrait de sauvegarder, pour les commerçants genevois, déjà impactés par la force du franc, de bonnes conditions cadre.

17/05/2016

Clin d'oeil : Circulez!

L’information a été communiquée par l’ATS. Un étranger chauffard récidiviste (excès de vitesse, alcool au volant) a vu confirmé par le Tribunal fédéral un refus de l’Etat de Vaud de lui accorder une autorisation de séjour en Suisse.

Selon le TF, l’homme représente en effet une «menace réelle, actuelle et suffisamment grave» au sens de… l’accord sur la libre circulation des personnes.

Logique, non?

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26/04/2016

Fluidification sur la route de Chancy

A quand l’onde verte sur le U Lacustre ?

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11/04/2016

Cinquante millions pour améliorer la fluidité et la sécurité c'est vraiment peu

50 millions de francs en faveur de la fluidité et de la sécurité. C’est en substance ce qu’ont annoncé conjointement en conférence de presse Luc Barthassat et Pierre Maudet. Les conseillers d’États en charge du Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) pour le premier et du département de la sécurité et de l’économie (DSE) pour le second, ont annoncé avoir déposé ensemble un projet de loi ouvrant un crédit d’investissement de quelques 50 millions de francs afin de pouvoir réaliser les mesures d’exploitation proposées par le Plan d’actions du réseau routier 2015-2018 (PARR). Ce dernier se présente comme un catalogue de 64 mesures opérationnelles, ciblées et réalistes. Luc Barthassat le qualifiant même de véritable « plan Marshall » pour Genève.

Nous ne pouvons que saluer cette annonce. Tout ce qui va dans le sens de l’amélioration de la circulation et de la mobilité à Genève est bon à prendre. Toutefois, pour que ce soit un vrai « plan Marshall », il est à regretter que la somme investie ne soit pas plus élevée. Certes, il y aura tout d’abord 32 millions de francs qui seront consacrés à l’élaboration et au déploiement d’une nouvelle stratégie de régulation lumineuse aux carrefours à feux. Pas moins de 175 carrefours à feux obsolètes seront ainsi renouvelés. Il y aura ensuite la création d’une Centrale régionale de gestion du trafic (CRGT). Un projet permettant une meilleure planification de la mobilité et gestion plus efficiente des incidents en temps réel sur le réseau routier de l’ensemble du canton. Ce projet s’élevant 14 millions de francs créera à terme une véritable tour de contrôle pour les différents services en charge de la mobilité et de la sécurité. Autant de points que le TCS ne peut qu’encourager.

Reste un bémol. Le montant demandé n’est pas très élevé. Surtout quand on le compare avec la somme qui a été divisée et qui sera investie pour la construction et la réalisation du dépôt TPG En Chardon. En effet, ce sont 329 millions de francs qui ont été alloués à la construction de ce dépôt. Cette allocation a d’ailleurs été formalisée par la loi PL10834 votée par le Grand Conseil le 22 mars 2012. Il est vrai, il était nécessaire d’avoir un nouveau dépôt. Cela dit, allouer une plus grande enveloppe pour améliorer le quotidien des genevois en termes de mobilité aurait été accueilli avec encore une plus grande joie !

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