20/11/2015

« Heure d’hiver, pneus d’hiver »

Ça y est l’hiver va faire son apparition. Mais, avez-vous pensé à changer vos pneus ? Dès que la température est inférieure à 7° C, il est grand temps de chausser sa voiture de pneus d’hiver et de ne pas attendre les premières chutes de neige. C’est pourquoi, le TCS vous conseille fortement de monter les pneus d’hiver déjà en octobre.

Un équipement inadéquat comme des pneus d’hiver en été, un pneu non conforme à la vitesse maximale autorisée ou un pneu sous-gonflé constitue un grave danger pour la sécurité routière. Hormis une profondeur minimale des sculptures du pneu prescrite par la loi, il n’existe en Suisse aucune disposition légale.

Toutefois, en cas de sinistre, tant l’automobiliste que le détenteur de la voiture sont passibles de poursuite s’ils ont enfreint les directives sur la sécurité de fonctionnement des véhicules ou les règles de la circulation routière, comme entraver la circulation à cause de son véhicule doté de pneus d’été sur une chaussée enneigée.

Bien qu’en Suisse il n’existe pas de loi qui oblige les automobilistes à équiper leurs véhicules de pneus d’hiver, ils sont pourtant la condition sine qua non pour la sécurité routière. Leur gomme spécifique et leur sculpture particulière sont essentielles non seulement pour une tenue de route optimale mais aussi pour un freinage sûr en hiver.

Si vous ne l’avez pas encore fait, prenez donc rendez-vous sans délai chez votre garagiste suffisamment à l’avance, vous n’aurez ainsi pas à attendre et vous serez surtout à l’abri de situations critiques. Pour vous aider dans le choix de vos pneus d’hiver, consultez la nouvelle brochure sur les pneus d’hiver du TCS. Fort de 42 années d’expérience dans le domaine de test de pneus, le TCS a examiné cette année 35 pneus d’hiver. Les résultats sont aussi disponibles en ligne sur www.tcs.ch/fr/tests-conseils/pneus ou sur l’application TCS.

Quant à savoir quel est le meilleur moment pour changer de pneus, l’idéal consiste à se caler sur les changements d’heure. Autrement dit : « Heure d’hiver, pneu d’hiver. Heure d’été, pneu d’été ». Soit de fin octobre à mars.

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05/11/2015

Le projet de loi sur la mobilité

En s’attelant à l’élaboration d’une loi sur la mobilité (dite LMob), les partis politiques représentés au Grand Conseil tentent depuis ce printemps de trouver un accord sur l’avenir de la mobilité genevoise. Leur ambition est de « préciser la mise en œuvre des principes » contenus à l’article 190 de la constitution genevoise du 14 octobre 2012, dont la teneur est la suivante :

L’Etat élabore une politique globale de la mobilité en coordonnant les politiques de l’aménagement, de l’énergie, de la protection de l’environnement et de la circulation.

Il facilite les déplacements en visant la complémentarité, la sécurité et la fluidité des divers moyens de transport publics et privés.

Il garantit la liberté individuelle du choix du mode de transport.

Il encourage la mobilité douce.

L’élément marquant de cet article constitutionnel est celui qui prévoit une garantie, celle de la liberté du choix du mode de transport. Cette garantie est accompagnée de la facilitation des déplacements en visant la complémentarité, la sécurité et la fluidité des divers moyens de transport publics et privés et l’encouragement de la mobilité douce.

Le mandat constitutionnel étant clair, on aurait pu s’attendre à ce que la loi d’implémentation le soit également. Or ce n’est pas tout à fait comme cela que les choses se passent.

Sous prétexte de vouloir répondre en même temps à une initiative populaire lancée en 2013 et visant à ce que les transports publics aient la priorité sur les transports privés, les députés de la commission des transports ont voulu joindre cette problématique à celle de la garantie du libre choix du mode de transport, pour n’en faire qu’une seule loi. Ils l’ont intitulée Loi sur la mobilité, reprenant de ce fait un projet de loi proposé par le département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA).

De l’avis du TCS, cette méthode n’est pas opportune. Pour répondre au problème des transports publics genevois, qui souffrent d’un manque d’efficacité, il aurait été préférable de lancer une vaste réforme de la loi sur le réseau des transports publics (H 1 50) de façon à redéfinir le maillage actuel, la priorisation de certaines lignes sur d’autres et les flux de passagers lors des transbordements. Pour fluidifier et sécuriser le trafic, qu’il soit public ou privé, conformément au mandat constitutionnel rappelé ci-dessus, il aurait été préférable de travailler sur les axes plutôt que de créer de nouvelles zones.

Une approche par zones

Le projet de loi définit en effet des nouvelles zones qui sont au nombre de trois : la première recouvre la cité ancienne et le périmètre de ses fortifications, de Cornavin à Rive en passant par le rond-point de Plainpalais. La deuxième zone comprend quant à elle une bonne partie du reste de la ville de Genève et les quartiers les plus denses des communes urbaines. La troisième zone recouvre tout le canton, au-delà des deux premières.

Comme déjà indiqué, à cette logique des zones, le TCS aurait préféré une logique des axes, non seulement tangentiels (contournements, notamment routiers et autoroutiers), mais également les radiales et pénétrantes (accès au centre et à partir du centre), d’importance vitale pour toute une série d’usagers (pendulaires, visiteurs du centre, transports professionnels, transports collectifs). Une telle approche aurait également été plus compatible avec la hiérarchisation actuelle du réseau routier.

La critique du TCS à cet égard (voir le journal de mai 2015, p. 12) a été partiellement entendue car la dernière version en date de la loi exonère de la logique des zones le U-Lacustre (pourtour de la rade en passant le pont du Mont-Blanc) et la moyenne ceinture. Il n’en reste pas moins que la situation des autres axes routiers genevois n’est pas traitée. Il n’est pas prévu ce qu’il adviendra de ces axes lorsqu’ils traversent deux, voire trois zones.

Une restriction de l’accès des véhicules privés au centre

Le projet de loi prévoit de privilégier la mobilité douce (piétons, vélos…) dans les deux zones urbaines. Cela revient n’a rien de révolutionnaire car personne ne conteste que les piétons et les cyclistes doivent bénéficier d’espaces attrayants et sûrs, dans toutes les zones d’ailleurs. Le problème réside dans la tendance de la Direction générale des transports, dépendant du DETA, de multiplier les feux de signalisation pour tous les usagers. Il est donc à craindre que la nouvelle loi serve, en réalité, à légitimer une politique des feux de signalisation qui n’a pas fait ses preuves. Et ce sera le cas tant que Genève ne disposera pas de la technologie qui permet de gérer les feux aux carrefours de manière réactive, en tenant compte des files d’attente. De tels feux amélioreraient tant la vitesse des transports publics que la fluidité du trafic.

Parmi les nouveautés, il s’agit en revanche de faire payer aux deux-roues motorisés, soit les scooters et les motos, le stationnement dans la première zone. Le TCS s’est offusqué de cette mesure en faisant valoir qu’il faut au contraire faciliter l’utilisation des scooters et des motos en ville. Sur ce point également, les députés ont fait partiellement machine arrière, en proposant, selon le texte actuel, un macaron destiné aux deux-roues motorisés.

Enfin le projet de loi, dans son état actuel, assouplit le principe de la compensation obligatoire lors de la suppression d’une place de stationnement dans les deux zones urbaines et instaure des limitations de vitesse à 30km/h. lorsque cela est compatible avec le droit fédéral.

Globalement, le projet de la loi sur la mobilité propose des restrictions de circulation au centre ville sans apporter de solutions novatrices pour répondre aux problèmes actuels de circulation.

Sachant que ce centre de la ville est aujourd’hui un point de passage obligé pour une part importante du trafic de transit, on serait en droit d’espérer qu’un consensus se fasse sur la traversée du lac, permettant précisément d’éviter le centre. Mais tel n’est pas le cas car les députés ne sont pas parvenus instaurer une paix des transports. Ceux parmi eux qui ont le plus revendiqué une diminution du trafic au centre ont annoncé en effet qu’ils combattront la traversée du lac lorsqu’elle sera soumise au vote.

C’est fort dommage. Les villes d’Europe qui ont des centres attrayants pour le tourisme et le commerce, avec moins de circulation au centre sous réserve de l’accès à des parkings en suffisance, bénéficient de ce fameux boulevard périphérique (ou ring) qui manque à Genève. C’est pourquoi le TCS demande que dans l’attente de la réalisation de la traversée du lac, les restrictions d’accès au centre soient bien réfléchies, pour ne pas rendre la situation encore plus difficile qu’elle ne l’est aujourd’hui. Il demande également l’étude des potentialités décrites ci-dessus concernant le réseau des transports publics et la fluidité des axes, au-delà des zones crées.

23/09/2015

Humeur, Conduire ou mourir ?

Les lecteurs plus ou moins réguliers de cette page savent qu'au-delà d'informations utiles sur des prestations fournies par le TCS /cours, voyages...) nous aimons y mettre un peu de tripes ou de coeur, c'est selon. L'actualité nous en fournit souvent la matière. le titre ci-dessus pourrait faire penser de prime abord qu'il va s'agir d'accidents de la circulation que nenni!

Dans une précédente chronique (mai 2015), nous nous sommes essayés à quelques conseils pour que les aînés gardent le plus longtemps possible la forme qui les aidera non seulement à conserver leur permis, mais aussi, mais surtout une vie valant la peine d’être vécue. Et paf! Quelques jours plus tard, la Tribune de Genève consacrait presque une pleine page aux propos d’un médecin américain, Ezekiel Emanuel, qui considère, lui, qu’il faut laisser faire la nature «et mourir de la première chose qui m’emportera», sans recourir aux médecins, aux médicaments, aux dépistages... Cet ancien conseiller de Barack Obama, qui dirige aujourd’hui le Département d’éthique médicale et des politiques de santé de l’Université de Pennsylvanie, va plus loin: c’est à 75 ans qu’il met la limite, pour lui et implicitement pour les autres, d’une existence qui a un sens. Au-delà, ce serait inexorablement un déclin, une vie vide… 

Annonçant une conférence de ce Monsieur, l’article de notre confrère ne proposait pas de commentaire sur ce que nous sommes quant à nous tentés de taxer d’élucubrations. Tout au plus une question: que se passera-t-il en 2032 lorsque vous aurez atteint les 75 ans? L’éthicien s’en tire par une pirouette qui vaut son pesant d’incohérence et situe à nos yeux le personnage et l’importance qu’il convient d’accorder à son propos: «Je me réserve le droit de changer d’avis et de produire une défense vigoureuse et raisonnée d’une vie aussi longue que possible. Cela signifiera, après tout, que je suis resté créatif». 

Ouf! L’insignifiance de cette théorie et de la manière de la soutenir ne devrait pas réduire à néant nos efforts pour convaincre les aînés qu’il existe des moyens de se maintenir en forme, physiquement et moralement, et que cela en vaut la peine. Bouger, se nourrir convenablement, ne pas abuser des bonnes et encore moins des mauvaises choses, rester branché sur les affaires du monde et de la cité, par exemple en offrant du temps bénévolement, et continuer de se former, que ce soit par la lecture ou par des cours. Et puis aimer les gens, sa famille, son voisin ou la caissière du supermarché, pour aimer la vie. 

Et c’est là que nous pouvons redonner à notre titre le sens qu’on a pu y voir initialement: non, les aînés ne sont pas condamnés à se tuer ou, pire, à tuer au volant, comme le laissent entendre certains commentaires. Contrairement aux assertions de M. Ezekiel Emanuel, il y a bien des moyens de ne pas simplement subir la nature, mais de retarder les outrages de l’âge. Si ce n’était pas le cas, on se demande bien pourquoi et comment, du milieu du siècle dernier au début de celui-ci, l’espérance de vie aurait gagné en moyenne pas loin d’une vingtaine d’années sous nos latitude. Ne serait-ce pas, un petit peu, parce que la médecine et l’hygiène de vie ont fait des progrès sur lesquels il serait bien bête de cracher?

NB – Celles et ceux qui verraient dans ce qui précède une sorte de plaidoyer pro domo de l’auteur auraient bien raison: celui-ci n’a nullement envie de les abandonner dans deux ans!

Didier Fleck

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14/09/2015

« Roues arrêtées, enfants en sécurité »

La rentrée scolaire est certes déjà bien entamée mais vous avez sans doute remarqué la nouvelle campagne nationale du TCS, du bpa et de la Police lancée à cette occasion. Elle durera jusqu’en 2017. Avec le message « Roues arrêtées, enfants en sécurité » elle appelle les conducteurs à s’arrêter complètement lorsque les enfants veulent traverser la route.

En effet, les enfants sont particulièrement vulnérables au moment de traverser la route, car ils n’ont pas conscience de la vitesse et de la distance des véhicules qui s’approchent. Ainsi, chaque année, 530 enfants sont, en tant que piéton, victimes d’un accident de la circulation. Six d’entre eux le sont mortellement.

La campagne qui aborde le thème des enfants sur le chemin de l’école s’articule autour du monde Playmobil. Afin de sensibiliser un large public diverses actions ont été mises en place. Spot TV et radio, affiches, bannières et distribution de craies.

Les craies sont utilisées sous forme d’actions de sensibilisation. Chacun est invité à écrire le slogan de la campagne sur ses pneus, le photographier et le publier sur les réseaux sociaux avec le hashtag #enfantsensecurite.

La stratégie a été de ne pas utiliser d’images violentes ou choquantes, afin que le public reste réceptif au message. En d’autres termes, nous racontons, avec émotion, une histoire de la vie. Le public comprend, à la fin du spot, que l’histoire est triste, sans que cela soit nécessaire de montrer des victimes.

Aidez-nous à réduire le nombre de victimes : arrêtez-vous complètement aux passages pour piétons. Encouragez les autres automobilistes à en faire de même : sur vos roues, inscrivez à la craie le message « Roues arrêtées, enfants en sécurité » !

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24/07/2015

Il était une fois où l’on aménageait des giratoires pour fluidifier le trafic …

Mais ces temps semblent révolus si l’on en croit certains projets du Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA).

La Feuille d’avis officielle du 10 juillet 2015 contient en effet une enquête publique (no 5080) en vue de remplacer trois giratoires par des carrefours régulés au moyen de signaux lumineux !

Quand l’on connaît la propension de la Direction générale de la Mobilité (DGT) à en faire ensuite des feux dits « robinets » avec des cadences fort réduites de phase verte, il y a de quoi s’inquiéter.

Les lieux concernés sont :

  • le carrefour giratoire avenue de Bel-Air/Avenue M.-Mirany/chemin du Petit Bel-Air ;
  • les deux carrefours giratoires route de Jussy/chemins du Foron, de la Mousse, des Prés-Courbes/route d’Ambilly.

Le TCS s’est bien entendu opposé à ces aménagements. Leur mise en place diminuerait considérablement la capacité d’écoulement de trafic sur des axes fortement fréquentés, créant ainsi des files d’attente et des pertes de temps pour l’ensemble des utilisateurs, sans compter les nuisances pour l’environnement qu’engendrent les files de véhicules à l’arrêt.

Mais quelle mouche a donc piqué le DETA, dont les mesures sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire?

Pour rappel, le Plan de mesures 2013-2016 du Conseil d’Etat pour lutter contre la pollution de l’air préconise notamment d’améliorer la fluidité de la circulation.

 

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