22/06/2015

Stationnement: l'innovation ne suffira pas pour inciter au respect!

«L'innovation et le respect sont les deux notions fondamentales au cœur de ma conception de la politique des transports à Genève», a lancé dernièrement Luc Barthassat, conseiller d'Etat en charge du Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) lors de la conférence de presse présentant de nouveaux moyens de paiement pour le stationnement sur la voie publique. Battez tambours, sonnez trompettes!

A bien des égards, la remarque de Luc Barthassat est pertinente. En effet, près de 60% du stationnement au centre-ville n'est pas payé. «Ce n'est pas admissible», a-t-il tonné. Aussi, en introduisant une nouvelle forme de paiement, le conseiller d'Etat ainsi qu'Antoine de Raemy, président de la Fondation des Parkings espèrent changer la donner. Le but : arriver à un taux proche de celui de la ville de Madrid avec 90% du stationnement payé par l'usager. La marge est donc grande.

Pour ce faire, un nouveau système de paiement va être progressivement introduit. Grâce à une application téléchargeable sur son téléphone portable, quelques clics vont suffire pour ouvrir un compte sécurisé et avoir ses taxes de stationnement directement débitées sur son prochain décompte de carte de crédit, sans coût ni commission supplémentaires.

Simple et convivial, et largement exploités dans de nombreuses villes européennes et nord-américaines, ce système facilite notamment le paiement lorsqu'on se trouve à court de petite monnaie. Autre avantage, si l'on récupère son véhicule avant la fin escomptée du parking, ont peut interrompre le paiement et ne s'acquitter que de la taxe pour le temps effectivement écoulé.

Du 22 juin à fin juillet 2015, 78 nouveaux horodateurs seront installés en Ville de Genève. Grâce à leur écran tactile, permettant le règlement en espèces mais aussi par carte bancaire, ces horodateurs de dernière génération facilitent le règlement de la taxe de stationnement pour les utilisateurs qui n'auraient pas opté pour le paiement par téléphone.

Voilà pour l'innovation. Pour ce qui est du respect, le but est donc de faire en sorte que le taux de stationnement payé par l'usager soit plus important. Fort bien, et c'est tout à fait compréhensible. Il est juste regrettable que dans sa communication la Fondation des Parkings ait omis de préciser que le matériel utilisé par les contractuels a été actualisé. Une mise à jour informatique qui risque de ne pas enchanter les automobilistes fâchés avec les horodateurs. En effet, les contractuels pourront désormais infliger des amendes jusqu'à 100 francs aux automobilistes qui dépassent de quatre heures le temps prescrit et donc tenir compte de la durée de l'infraction.

Il a suffi d'une mise à jour du logiciel des débiteurs électroniques de PV, a expliqué le directeur de la Fondation, au journal «20 Minutes» une semaine après la conférence de presse... Dorénavant l'ordonnance fédérale sur les amendes d'ordre peut s'appliquer dans toute sa sévérité. Les policiers municipaux qui continuent de verbaliser avec un carnet en papier pouvaient déjà infliger des amendes jusqu'à 100 francs.

Dommage que la Fondation n'ait pas annoncé cette modification lors de la conférence de presse conjointe avec le DETA. Il n’en demeure pas moins que l'amélioration de la mobilité dans le canton de Genève ne pourra pas se faire en misant seulement sur l'innovation technologique. Nous en reparlerons !

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08/06/2015

Zones 30 : les raisons d'y croire ou pas

Le TCS est régulièrement appelé à se prononcer sur des mises en zone 30 km/h inadéquates. Et à devoir rappeler que de telles zones sont utiles si, d'une part, elles sont aménagées de manière intelligente et, d'autre part, sont réservées à des quartiers particuliers. 

Trop souvent, de nos jours, les autorités en charge de la mobilité proposent des zones 30 km/h mal conçues et sur des tronçons qui ne conviennent pas. Le plus grave est sans nul doute la suppression des passages pour piétons alors même que la loi sur la circulation routière ne prévoit pas de régime de priorité générale aux piétons dans ces zones (contrairement aux zones de rencontre 20 km/h).

Le maintien des passages pour piétons est indispensable dans les zones 30 km/h. C'est là que nos enfants apprennent à traverser la route. La sécurité doit primer ici toute considération. D'autres aménagements que l'on constate fréquemment sont également dangereux, comme par exemple les « gymkhanas » qui transforment certains tronçons en pistes de slalom. Une zone 30 km/h mal conçue manque à ses objectifs et il vaut mieux alors s'en passer.

Pour s'en convaincre, le TCS Genève a fait le point dans son dernier numéro. En effet, il est temps de poser la question : les zones où l'on circule à 30 km/h sont-elles sûres ? Ont-elles vraiment été aménagées pour pacifier la cohabitation entre les usagers ? Bonne lecture !

 

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28/05/2015

Le « Vélib' » débarque enfin à Genève

Enfin ! Tout vient à point pour qui sait attendre. Intermobility - une société biennoise qui a déjà fait ses preuves notamment à Bienne, Neuchâtel et Thoune - a annoncé conjointement avec TCS Genève le lancement de la phase test d'un projet de vélos en libre-service à Genève. Le déploiement complet du dispositif sera achevé au printemps 2016. Il comptera au minimum 1'100 vélos et 125 vélos-stations, répartis sur les villes de Genève, Carouge, Lancy, Onex, Meyrin et Vernier.

Les deux partenaires ont ainsi annoncé le démarrage au 1er juin 2015 du projet de vélo en libre-service sur le territoire genevois. Le déploiement de cette opération se fera en trois étapes. La première étape, dite de démonstration et prévue jusqu'à fin octobre, se caractérise par l'installation de 7 à 10 vélos-stations et la mise en service de 35 à 50 vélos. La seconde étape, dite de calibrage, prévue entre le 1er novembre et le 31 janvier 2016, verra l'installation de 40 à 50 vélos-stations et la mise en service de 200 à 250 vélos. Enfin, la dernière étape sera celle de la mise en œuvre complète, qui s'étalera du 1er février au 30 avril avec le déploiement de 125 vélos-stations et la mise en service de 1'100 vélos.

Le concept développé par la société biennoise repose sur une technologie permettant une installation rapide et légère des vélos-stations. Dès lors, la mise en œuvre de l'infrastructure ne nécessite pas de travaux particuliers. L'utilisation de places de stationnement sur les domaines publics ou privés est donc facilitée. «Bon marché, le système permet une densité des stations, un écart de 300 mètres entre elles étant l’objectif idéal», a expliqué François Kuonen patron d'Intermobility.

Le projet, qui s'appuie sur des partenaires et des fonds privés, est assuré jusqu'à fin 2018. Les deux tiers du budget sont déjà acquis. Le solde du financement sera notamment couvert par les abonnements des usagers et autres recettes d’exploitation. L'abonnement annuel est prévu à 80 francs, tandis que le prix des forfaits mensuels et journaliers est encore à l'étude.

tcs,vélo,intermobility,politique,libre-service,geneveL'exploitation (notamment l'entretien et l'équilibrage de la flotte de vélos) sera assurée par une ou plusieurs associations genevoises à but social.

Le vélo est fabriqué par le fournisseur officiel de vélo pour l'armée suisse. Il a été spécifiquement conçu en vue d’être intégré à un système de vélos en libre-service multi-utilisateurs : robuste, il nécessite peu d’entretien et présente un design aussi original qu’attrayant.

Face aux atermoiements des pouvoirs publics genevois, Intermobility et TCS Genève démontrent qu'il est possible de réaliser un réseau de vélos en libre-service à Genève en tenant compte de la demande des utilisateurs. Comme l'a rappelé François Membrez, président de la section genevoise du TCS, « un financement privé évitera les blocages politiques ». D'autant qu'il existe « un vrai besoin dans une ville internationale comme Genève », a-t-il conclu.

 

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19/05/2015

Le manque d'attention est dangereux: la prévention reste donc la priorité

Il a fallu un accident en Ville de Genève et une campagne lancée pour que la question redevienne sur le devant de la scène. Rappelez-vous, le 28 avril à Genève, un jeune homme de 17 ans qui portait ses écouteurs les oreilles n'a pas entendu le tram arriver, il en est mort. Le Matin Dimanche a relancé, il y a dix jours, un débat fort pertinent: faudra-t-il interdire de porter des écouteurs dans les villes ?

A chaque époque ses dangers: aujourd'hui, les écouteurs en milieu urbain sont régulièrement mis en avant. Mais il suffit d'un accident très médiatisé pour que l'on s'interroge et qu'une possible réglementation revienne sur le devant de la scène. D'ailleurs, une motion déposée en décembre 2014 demande au Conseil fédéral de s’attaquer «aux piétons qui surgissent sur la chaussée, à l'improviste, souvent avec des écouteurs dans les oreilles, mettent leur vie ainsi que celle des autres usagers de la route en danger».

Le gouvernement a répondu en février en estimant qu'il n'était pas judicieux de sanctionner ces usagers. Mais il insiste sur la nécessité «de recourir à des mesures de prévention pour amener les piétons à prendre conscience de leurs devoirs et de leur part de responsabilité». Un discours qui correspond à ce que prône chaque jour le TCS. Il est important de rendre les utilisateurs et les usagers attentifs aux risques rencontrés sur la route.

C'est pourquoi, le TCS est depuis 2014 partenaire avec l’Association Suisse d’Assurances ASA d'une campagne de prévention nationale pour moins de distraction et plus de sécurité sur la route. Les conducteurs oublient parfois qu'il est très dangereux d'utiliser son téléphone en voiture. Car, bien souvent, quelques secondes d'inattention suffisent pour avoir un accident.

La campagne «Garde les yeux sur la route» motive les automobilistes à renoncer largement aux distractions occasionnées par les appareils d’infotainment. Au volant, la conduite doit reprendre la place principale. Le but est de sensibiliser, déclencher une émotion, une prise de conscience et finalement engendrer une modification du comportement. Et ceci en encourageant les usagers à gérer de manière responsable les GPS et autres appareils électroniques se trouvant dans la voiture. Il est primordial de route,tcs,inattention,portable,asa,sensibiliser,gps,piétons,automobilistestoujours garder les yeux sur la route afin de pouvoir réagir à temps et d'éviter un accident. Ce qui vaut pour les conducteurs est donc également valable pour les piétons.

Mieux vaut prévenir que guérir. Car souvent il est trop tard et malheureusement, toute mort sur la voie publique est une mort de trop !

 

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30/04/2015

Autoriser les deux-roues motorisés sur les voies de bus : Le TCS est pour, mais pas n'importe comment... !

Or donc l'annonce faite par le Département de Luc Barthassat de vouloir permettre aux deux-roues motorisés de rouler sur les voies de bus sans risquer l'amende suscite un engouement tel que la Tribune de Genève veut faire réagir ses lecteurs. Le Touring Club Suisse (TCS) est très favorable, dans son ensemble, à cette mesure. Et ce depuis un certain temps. En février 2009, Guy Zwahlen - qui était alors le président de la section genevoise du TCS - préconisait déjà une adaptation de la loi pour les deux-roues motorisés. « Bien qu’interdites, les voies de bus et, selon certains, les bandes cyclables sont utilisées par ces deux-roues sans trop de problèmes », avait-t-il constaté. « Si la loi était totalement appliquée, les embouteillages seraient encore plus nombreux », soulignait-il.

Six ans plus tard, rien n'a bougé. Sauf qu'enfin le conseiller d'Etat en charge du Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) a pris le taureau par les cornes. Luc Barthassat ne fait que de concrétiser un engagement qu'il avait pris en 2012 lorsqu'il avait participé au lancement d'une initiative nationale sur le même sujet.

Le TCS est favorable au principe. Mais attention, cela ne doit pas être fait n'importe comment. La sécurité des deux-roues motorisés doit être assurée. Aussi, il est essentiel de réfléchir aux aménagements spécifiques qu'il faudra mettre en place afin que cette mesure soit sans danger pour les usagers. Et les solutions sont de plusieurs ordres. Elle va de la création de sas pour les deux-roues motorisés au carrefour jusqu'à la possibilité de se rabattre sur la voie adjacente de la même manière que les taxis lorsque cela est nécessaire.

En effet, il importe de créer des sas en première ligne des pistes réservées aux voitures, afin que les deux-roues motorisés puissent attendre le feu vert sans entraver la circulation des TPG. A cette condition, leur présence dans les couloirs de bus peut être envisagée. Autant de mesures qui pour l'usager répondent à une double nécessite: fluidifier le trafic tout en assurant sa sécurité. Des valeurs que le TCS défend avec ardeur et constance!

 

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