21/04/2015

Faisons sauter les bouchons !

Il y a des semaines ou tout semble s’emboîter. C'est le cas de celle qui vient de s’achever. Elle a commencé par la publication d'une statistique montrant que Genève est sacrée capitale suisse du bouchon routier et s'est terminée vendredi par la présentation de la part du Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) d'une première mesure pour fluidifier le trafic avec une onde verte pour relier Vernier à la ville. Entre-temps, le Département de Luc Barthassat a également annoncé vouloir permettre aux deux-roues motorisés de rouler sur les voies de bus sans risquer l'amende.

Le palmarès établi par une firme de navigateurs GPS montrant que le bassin genevois apparaît plus engorgé que des métropoles comme Paris, Shanghai ou New York n'est guère réjouissant. C'est un constat que nous avons déjà fait depuis longtemps. Genève est la plus embouteillée des quatre villes suisses analysées (les autres étant Zurich, Bâle et Berne). Elle se classe au 13e rang d’Europe et 25e au palmarès mondial. C'est une distinction dont on se passerait bien. Mais elle a le mérite de mettre en exergue une évidence qui perturbe les pendulaires, automobilistes et autres usagers de la route.

Alors quand coup sur coup deux annonces liés à cette problématique sont divulgués en l'espace de quelques jours, l'on se dit que les choses bougent dans le royaume de la congestion permanente du canton de Genève. La volonté de fluidifier et d'apaiser le trafic serait-elle en bonne route ? Nous voulons y croire. En permettant aux deux-roues motorisés de rouler sur les voies de bus, Luc Barthassat ne fait que de concrétiser un engagement qu'il avait pris en 2012 lorsqu'il avait participé au lancement d'une initiative nationale sur le même sujet.

A Genève, la pression est grande. 60% des Genevois sondés par Luc Barthassat souhaitent cette mesure. D'autant que les trois quarts du temps, les voies de bus sont libres. C'est donc le bon sens qui parle, un slogan si cher au parti du magistrat démocrate-chrétien. En Suisse, Baden est la seule ville qui applique pour l'instant cette mesure. En Europe, des expériences positives ont déjà été recensées, notamment à Bruxelles, Stockholm, Milan, Vienne, Belfast et même Londres. Lisbonne vient d’accepter un projet pilote. Alors pourquoi pas Genève...

L'annonce concernant l'installation d'une onde verte sur un axe de trois kilomètres entre Vernier et les Charmilles ne fait que de répondre à une supplique que le TCS a fait sienne depuis fort longtemps. Et les résultats sont déjà prometteurs. Des temps de parcours abrégés de cinq à dix minutes, selon l'heure, ont été enregistrés. D'autres axes devraient s'ouvrir à cette mesure. Des études seront menées ces prochains moins afin qu'une onde verte puisse équiper les routes de Chancy et Malagnou ainsi que le « U lacustre » formé par les quais de la rade et du pont du Mont-Blanc. Enfin, car pour ce dernier tronçon c'est un « serpent de mer » dont on attend la mise en place depuis déjà 2011 et les promesses faites par la conseillère d’État Michèle Künzler.

Mais une hirondelle n'a jamais fait le printemps. De toute manière il fallait réagir, l'exaspération était à son comble. Reste plus qu'à faire avancer ces différents projets et passer à la vitesse supérieure. Comme l'a souligné Luc Barthassat les genevois aspirent à une mobilité plus fluide et plus aisée pour tous les modes de transport. Avec ces annonces, ils auront le sentiment d'avoir enfin été entendus. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Il est peut-être temps de passer la surmultipliée, voire d'augmenter la cylindrée ...

 

25/02/2015

Une phase critique dans le domaine du contrôle du stationnement

 

Lors de la prochaine assemblée générale de notre club, le 5 mars, en marge du Salon international de l’automobile, nous aurons l’occasion de faire le point sur l’avancement des travaux du CEVA et le développement de ce projet important pour la mobilité de la Genève de demain.

Dans l’actualité immédiate, vous êtes de plus en plus nombreux à nous alerter sur une phase critique dans le domaine du contrôle du stationnement, plus particulièrement en Ville de Genève et dans les communes couvertes par le Service du stationnement (SDS).

A l’origine, ce service avait pour but de s’assurer du respect de la loi. Mais de fil en aiguille, des objectifs ont été donnés aux agents (une dizaine de véhicules contrôlés par heure), le nombre d’amendes et leurs recettes ont été comparées d’année en année et une « tolérance zéro » a été décidée.

Cela suscite bien des interrogations. Quel est le but, par exemple et comme on le voit souvent, d’envoyer des agents dans des quartiers d’habitations le samedi matin à 8h. ? Le phénomène ne concerne d’ailleurs pas que le SDS. Certaines polices municipales, comme à Carouge, ne sont pas en reste. Les clients des restaurants en savent quelque chose …

Cette situation est d’autant plus problématique que, parallèlement, les autorités suppriment chaque année des places de stationnement. La loi, qui prévoit depuis 2012 une obligation de remplacer chaque place supprimée, n’est pas ou mal appliquée.

Nous nous positionnons dans tous les domaines de la mobilité et ainsi contre la suppression de places de stationnement et les amendes injustifiées.

Mais l’État également doit agir. On ne peut pas à la fois supprimer des places et vouloir encaisser toujours plus d’amendes de parcage. Il est temps de revenir au principe de la proportionnalité. Rappeler les objectifs est essentiel. La réussite de la politique de contrôle du stationnement ne se mesure pas au montant des amendes encaissées et aux tracasseries. La nouvelle constitution genevoise assigne d’autres buts beaucoup plus nobles à l’État.

Ne manquez pas de lire notre dossier sur ce sujet dans notre journal : www.tcsge.ch/journal

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28/01/2015

Suppression de places de stationnement à Genève : les autorités veulent passer la surmultipliée !

On aurait pu croire à une pacification de la situation, suite à la promulgation en mai 2012 de la loi sur le stationnement et la constitution d’un comité de suivi de la compensation. On aurait effectivement pu y croire. La réalité a malheureusement rapidement fait déchanter les porteurs d’une solution concertée et raisonnable.

A la base, la volonté affichée consistait à définir les conditions-cadre ouvrant la porte à la suppression de places de stationnement en surface en contrepartie de la création, en nombre égal, de places en en sous-sol. Le but recherché était limpide : cela permettait de créer des zones piétonnes cohérentes ou de libérer de l’espace afin d’assurer une meilleure fluidité du trafic. Depuis lors, que s’est-il passé ? Très simple : sur la base d'un règlement contestable ou même souvent arbitrairement, on supprime des places avec une compensation exclusivement dans des parkings existants, voire sans aucune compensation du tout. Des créations de nouvelles places ? Circulez (ou plutôt, continuez à chercher), il n’y a rien n’à voir.

Mais il y a pire : entre la lecture des projets publiés dans la Feuille d’Avis Officielle et les courriers des membres du TCS nous alertant sur des suppressions non mises à l’enquête - une spécialité de la ville de Genève, qui joue avec le fait que la suppression de marquages au sol n’est pas en principe pas soumise à une procédure publique – les dernières semaines témoignent d’une nette accélération de ce qu’il faut bien appeler un détournement de l’esprit de la loi. Jugez plutôt : entre les suppressions effectives ou projetées, on totalise désormais plus de 600 places condamnées à disparaître, ou à être compensées par des places au prix pour les habitants multiplié par 11, tout ceci dans un silence assourdissant ! La liste est longue mais tout le territoire est touché : Boulevard Emile-Jacque Dalcroze, Rive, Place de la Synagogue, Avenue de La Paix, Avenue de la Roseraie, Chemin Frank-Thomas, Avenue de la Gare des Eaux-Vives, Rue de Montbrillant etc, etc…

Dans ce contexte, les projets de loi 11409 et 11342 prochainement traités par le Grand-Conseil prennent toute leur signification. Il est en effet grand temps de préciser une loi sur le stationnement de toute évidence trop imprécise et ouvrant la voie aux dérives décrites ci-dessus.

François Membrez

Président TCS Genève

02/12/2014

Sécurité des passages piétons : Genève cancre de la Suisse

Le test des passages piétons mené chaque année depuis 2010 par le TCS dans différentes villes de Suisse a conduit à des résultats contrastés. Neuchâtel, Delémont, Fribourg ou Olten font figure de bons élèves. Avec une majorité des passages piétons évalués comme « insuffisants », c’est-à-dire dangereux, Genève fait par contre à nouveau pâle figure en 2014.

Ce constat est d’autant plus préoccupant que l’évaluation de la sécurité des passages piétons a été effectuée sur des sites déjà testés 3 ans plus tôt (2011) et pour lesquels les autorités avaient à l’époque eu connaissance des résultats.

L’analyse de chaque passage examiné est présentée sur notre site internet ici. Vous pouvez également visualiser les 8 emplacements testés sur le territoire de la ville de Genève ici

 Les constats principaux sont :

  • 1 seul passage piétons sur 8 passe de « insuffisant à « suffisant » (Passage des Alpes).
  • 5 des 8 passages piétons sont toujours jugés « insuffisants » (Cours de Rive, Rue Tronchin, Passage Daniel Baud-Bovy, Boulevard de la Cluse, Boulevard Helvétique).
  • 1 passage a été supprimé (Rue Maunoir), certes en zone 30, mais où cet argument est difficilement évocable, les passages alentours n’ayant pas été touchés. De plus, supprimer un passage ne signifie pas supprimer le danger !
  • 1 passage n’a pu être évalué car en zone en travaux au moment du contrôle (Avenue de Champel, jugé « insuffisant en 2011).
  • Contrairement à d’autres villes, Genève n’obtient aucune mention « bon » (un tel résultat étant atteint dès lors que plus de 65% des critères sont entièrement remplis).

Par ailleurs, l’accidentologie sur ces passages peut mettre en perspective une telle analyse. Les chiffres de la police cantonale font état, sur une période de 5 ans :

  • de 4 blessés graves répertoriés à ces endroits (1 au Passage des Alpes et à l’Avenue de Champel, 2 au Cours de Rive)
  • de 15 blessés légers (1 au Boulevard Helvétique, 2 au Passage des Alpes et au Boulevard de la Cluse, 4 au Cours de Rive et 6 à l’Avenue de Champel).

Le TCS Genève demande aux autorités de prendre rapidement les contre-mesures adéquates pour améliorer la situation. Ou faut-il attendre qu’un nouvel accident se produise pour réagir ?

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19/11/2014

Unis pour faire avancer Genève

 

Les divergences de vues temporaires autour du projet de traversée de la rade ne doivent pas faire oublier la convergence entre le Conseil d’Etat et le TCS en ce qui concerne d’autres objets et notamment la traversée dite du lac, en amont. Cette dernière a été soutenue par notre club dès son élaboration et figure en bonne place parmi les 25 propositions destinées à améliorer la mobilité à Genève, tant collective qu’individuelle, publiées en juin 2012.

Comme cela a été mis en exergue avant le vote du 28 septembre dernier, le TCS a estimé que la traversée de la rade et celle du lac étaient complémentaires. Celle-là était de surcroît soutenue en raison des aléas de la seconde (coût, planification fédérale) qui avaient pour conséquence que nous n’étions pas dans la même temporalité. Mais la population s’est prononcée contre le premier objet, ce dont il y a lieu de prendre acte.

C’est l’occasion de faire un état des lieux autour des projets genevois liés à la mobilité, afin d’établir les priorités à défendre.

Dans l’immédiat, dès lors qu’une initiative a été lancée en faveur de la traversée du lac, le TCS a décidé de soutenir la récolte des signatures. Le formulaire de signature est ainsi disponible à la section Genève à Quai Gustave-Ador. Nous vous invitons à le remplir et le retourner au plus vite à l’adresse figurant au verso, car la date limite approche à grands pas !

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