25/05/2016

Clin d'oeil : on le sent mal!

On a pris connaissance successivement de la volonté de Luc Barthassat, magistrat cantonal, de tenter l’expérience d’ouvrir les voies de bus aux deux-roues motorisés, puis de l’opposition formulée par Rémy Pagani, magistrat de la Ville de Genève.

Navrant parce qu’ils auraient peut-être pu en discuter avant, l’affrontement sur fond de politique des transports devient carrément consternant voire inquiétant quand on sait qu’on est en plein chantier de désenchevêtrement entre les compétences du canton et celles des communes, voulu par la Constituante pour l’horizon 2018. Mal emmanché!

11/04/2016

Cinquante millions pour améliorer la fluidité et la sécurité c'est vraiment peu

50 millions de francs en faveur de la fluidité et de la sécurité. C’est en substance ce qu’ont annoncé conjointement en conférence de presse Luc Barthassat et Pierre Maudet. Les conseillers d’États en charge du Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) pour le premier et du département de la sécurité et de l’économie (DSE) pour le second, ont annoncé avoir déposé ensemble un projet de loi ouvrant un crédit d’investissement de quelques 50 millions de francs afin de pouvoir réaliser les mesures d’exploitation proposées par le Plan d’actions du réseau routier 2015-2018 (PARR). Ce dernier se présente comme un catalogue de 64 mesures opérationnelles, ciblées et réalistes. Luc Barthassat le qualifiant même de véritable « plan Marshall » pour Genève.

Nous ne pouvons que saluer cette annonce. Tout ce qui va dans le sens de l’amélioration de la circulation et de la mobilité à Genève est bon à prendre. Toutefois, pour que ce soit un vrai « plan Marshall », il est à regretter que la somme investie ne soit pas plus élevée. Certes, il y aura tout d’abord 32 millions de francs qui seront consacrés à l’élaboration et au déploiement d’une nouvelle stratégie de régulation lumineuse aux carrefours à feux. Pas moins de 175 carrefours à feux obsolètes seront ainsi renouvelés. Il y aura ensuite la création d’une Centrale régionale de gestion du trafic (CRGT). Un projet permettant une meilleure planification de la mobilité et gestion plus efficiente des incidents en temps réel sur le réseau routier de l’ensemble du canton. Ce projet s’élevant 14 millions de francs créera à terme une véritable tour de contrôle pour les différents services en charge de la mobilité et de la sécurité. Autant de points que le TCS ne peut qu’encourager.

Reste un bémol. Le montant demandé n’est pas très élevé. Surtout quand on le compare avec la somme qui a été divisée et qui sera investie pour la construction et la réalisation du dépôt TPG En Chardon. En effet, ce sont 329 millions de francs qui ont été alloués à la construction de ce dépôt. Cette allocation a d’ailleurs été formalisée par la loi PL10834 votée par le Grand Conseil le 22 mars 2012. Il est vrai, il était nécessaire d’avoir un nouveau dépôt. Cela dit, allouer une plus grande enveloppe pour améliorer le quotidien des genevois en termes de mobilité aurait été accueilli avec encore une plus grande joie !

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29/11/2013

Ondes vertes - de l'action svp!

Cela fait plusieurs années que l’on nous promet des ondes vertes à Genève et il est grand temps que les choses bougent. En milieu urbain notamment, la situation est très insatisfaisante et les études du TCS ne font que confirmer un sentiment général.

D’autant plus que les effets de l’absence d’ondes vertes sont accentués par la volonté des autorités en charge de la ondes vertes, geneve, mobilités, tcsmobilité de considérer bien souvent un feu de signalisation comme un « robinet », qu’elles ouvrent et referment selon leur bon vouloir.

Il est important de rappeler que les feux de signalisation sont des équipements de sécurité et de gestion de la circulation qui doivent être crédibles.

Tous les transports urbains sont affectés par l’absence d’ondes vertes, avec pour conséquence une péjoration du niveau de bruit et de qualité de l’air, sans compter les heures perdues inutilement. Un véhicule à l’arrêt est en règle générale bien plus polluant qu’un véhicule en mouvement.

L’onde verte est une technique de régulation de la circulation très simple : un véhicule qui roule à la vitesse de l’onde ne rencontrera pas de feu rouge une fois la première intersection dépassée. Si la vitesse de l’onde est inférieure à la vitesse maximale autorisée de l’axe considéré, on parle d’onde verte modérante.

Les ondes vertes ne sont pas très difficiles à mettre en place et elles n’engendrent pas de coûts supplémentaires. C’est une question de volonté politique.

A l’aube de la nouvelle législature, le TCS demande une révision des objectifs, vers plus de fluidité, laquelle permettra également de garantir une meilleure cadence des transports publics.

 

Lire notre dossier "Ondes vertes - principes et propositions du TCS" : ici

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