14/09/2015

« Roues arrêtées, enfants en sécurité »

La rentrée scolaire est certes déjà bien entamée mais vous avez sans doute remarqué la nouvelle campagne nationale du TCS, du bpa et de la Police lancée à cette occasion. Elle durera jusqu’en 2017. Avec le message « Roues arrêtées, enfants en sécurité » elle appelle les conducteurs à s’arrêter complètement lorsque les enfants veulent traverser la route.

En effet, les enfants sont particulièrement vulnérables au moment de traverser la route, car ils n’ont pas conscience de la vitesse et de la distance des véhicules qui s’approchent. Ainsi, chaque année, 530 enfants sont, en tant que piéton, victimes d’un accident de la circulation. Six d’entre eux le sont mortellement.

La campagne qui aborde le thème des enfants sur le chemin de l’école s’articule autour du monde Playmobil. Afin de sensibiliser un large public diverses actions ont été mises en place. Spot TV et radio, affiches, bannières et distribution de craies.

Les craies sont utilisées sous forme d’actions de sensibilisation. Chacun est invité à écrire le slogan de la campagne sur ses pneus, le photographier et le publier sur les réseaux sociaux avec le hashtag #enfantsensecurite.

La stratégie a été de ne pas utiliser d’images violentes ou choquantes, afin que le public reste réceptif au message. En d’autres termes, nous racontons, avec émotion, une histoire de la vie. Le public comprend, à la fin du spot, que l’histoire est triste, sans que cela soit nécessaire de montrer des victimes.

Aidez-nous à réduire le nombre de victimes : arrêtez-vous complètement aux passages pour piétons. Encouragez les autres automobilistes à en faire de même : sur vos roues, inscrivez à la craie le message « Roues arrêtées, enfants en sécurité » !

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29/10/2013

Le contournement de la vérité

 

Rarement lors d’une campagne les citoyens auront autant été aussi mal informés. Selon l’argumentaire du Conseil fédéral et de la majorité de la classe politique, les bénéfices engendrés par la hausse de la vignette autoroutière auraient un impact direct sur les automobilistes. Oui, mais lesquels ?

Justement aucun, pour ceux qui utilisent l’autoroute; ce que se garde bien de dire le gouvernement ! De futurs aménagements autoroutiers sont vaguement mis en avant, mais pas un sou de cet impôt déguisé, disons les choses par leur nom, n’irait au développement des infrastructures insuffisantes actuelles.

Le véritable enjeu du passage de la vignette à 100 francs, c’est l’entretien de 380 kilomètres de routes cantonales, qui passent sous la responsabilité de la Confédération. Or ces 380 kilomètres sont aujourd’hui entretenus par les cantons avec vos impôts. La hausse du prix de la vignette est donc clairement un impôt supplémentaire.

Si la volonté était réellement de faire diminuer les bouchons sur les axes autoroutiers, cela ferait longtemps que des mesures auraient été entreprises. Aujourd’hui, la vignette rapporte 300 millions. A cela s’ajoutent diverses taxes et surtaxes sur le carburant, engendrant une somme d’environ 9,5 milliards par an. Or seul un tiers de cette somme est affecté à la route. Avant d’augmenter les taxes, il est temps de repenser le financement des infrastructures routières et, comme le TCS l’exige, d’ancrer dans la Constitution fédérale un fonds d’infrastructure routière.

L’automobiliste éclairé votera donc NON à la hausse de la vignette autoroutière le 24 novembre.

 

 

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25/09/2013

Constitution du Comité genevois au NON à la tromperie sur la vignette

STOP au détournement! Le Comité genevois « NON à la tromperie sur la vignette » est constitué. Fort d’un important soutien populaire, il entend canaliser en région genevoise l’opposition aux inepties propagées depuis quelques semaines par une partie de la classe politique manifestement aux antipodes de la réalité quotidienne des citoyens mobiles.

Réunis pour l’occasion sur les bords de lac Léman, quelques représentants du Comité genevois s’organisent pour démontrer que les partisans de ce projet multiplient les vaines promesses et menaces. Et que Genève a tout à perdre d’une hausse de la vignette, qui occasionnerait environ 12 millions de ponction supplémentaire dans les portemonnaie des citoyens du Canton, pour 0 francs effectivement alloués à des projets routiers cantonaux. En effet, pas un seul centime de la hausse du prix de la vignette n'ira aux importants renouvellements et aménagements du réseau autoroutier, comme par exemple entre Lausanne et Genève, ou pour l’élargissement du contournement de la ville. Les goulets d’étranglement sur les autoroutes ne seraient en aucun cas résorbés, bien au contraire. 

MM. Monney, Oberson, Di Gisi, Francey, Nidegger, Galletti, Jenni, Membrez, Debaillets
MM. Monney, Oberson, Di Gisi, Francey, Nidegger, Galletti, Jenni, Membrez, Debaillets

Aujourd’hui, 9,5 milliards de taxes sont déjà ponctionnés chaque année aux automobilistes, alors que seulement 3 sont attribués aux routes : avant de penser à augmenter encore la facture, il conviendrait d’abord de corriger ce détournement de 6,5 milliards. Et ce d’une manière très simple : en traitant enfin de manière égale le rail et la route. Comme préalable à toute discussion, le Comité genevois « NON à la tromperie sur la vignette » exige donc la création sans délai d’un fond routier inscrit dans la constitution, comme cela est déjà le cas pour le rail. 

Les partisans du NON à la vignette à 100 francs dénoncent également une hausse massive de 150% d’un coup, le fait qu’une hausse de la vignette n’aurait aucun effet sur les autoroutes, que les réserves actuelles dans le fonds d’infrastructures (3,8 milliards) sont suffisantes pour les projets prêts à être réalisés et que donc il est indécent de mettre le couteau sous la gorge des citoyens en leur affirmant qu’en cas de rejet de cette hausse c’est la qualité de notre réseau routier qui en pâtirait. En réalité, les genevois, comme la plupart des suisses, ne verraient pas la couleur de ce nouvel impôt déguisé. 

Chaque année, les automobilistes continueront de perdre 20’000 heures dans les bouchons. Le prix d’une telle perte de temps est, lui, bien réel. Partant du principe que les genevoises et genevois ne seront pas dupes de la propagande trompeuse d’une large frange de la classe politique, il recommande de voter NON à la Loi sur la vignette autoroutière le 24 novembre prochain.