03/02/2016

Pénurie de places de parc dans les villes – le TCS collabore avec la plateforme de parcage ParkU

Les problèmes de parcage s'accentuent dans les villes, notamment à Genève: alors que le nombre de véhicules s'accroît, l'espace public de parcage diminue. Le TCS a lancé une coopération avec la plateforme de parcage ParkU afin d'atténuer ces difficultés.

Les municipalités suppriment régulièrement des places de parc publiques dans les centres urbains. Une étude effectuée en 2014 par l'Académie de la mobilité place la Suisse en queue d'une comparaison européenne avec seulement 84 places de parc publiques pour 1000 véhicules. Une possibilité d'atténuer la pénurie de parkings consiste à mieux exploiter les places de parc privées.  

Le TCS coopère avec ParkU

Plus grand club de mobilité de Suisse, le TCS salue des projets novateurs et intelligents qui corrigent la situation tendue en matière de parcage dans les villes. Il a donc décidé de coopérer avec ParkU dans le but d'informer ses membres sur de nouveaux concepts de mobilité et de faciliter ainsi la vie quotidienne des automobilistes. Nouveau membre du programme de plus-values du TCS, ParkU offre aux membres du club un rabais exclusif en Suisse et en Europe lors de réservations via sa plateforme de parking. 

Partage de places de parc: utile à tous les participants

ParkU vise une exploitation plus efficace des places de parc privées grâce à un système de partage. L'idée est la suivante: les propriétaires peuvent louer leurs places de parc contre un péage qu'ils fixent librement. Cette offre intéresse aussi bien les particuliers que les commerces et hôtels sis dans les centres urbains qui, moyennant cet outil, peuvent gagner de l'argent avec leurs places de parc généralement vides durant les heures de fermeture ou hors saison. Les automobilistes peuvent réserver ces places via le site internet ParkU ou une appli gratuite iOS ou androïde pour smartphones et tablettes. 

Une gestion intelligente de l'espace de parcage est urgente

Les villes et communes suisses se doivent de réagir face à cette situation. Il est urgent d'offrir des alternatives novatrices et durables pour la gestion de l'espace de parcage. Le but n'est pas seulement de détendre la situation en termes de parcage dans les villes, mais il s'agit aussi d'une question de durabilité sociale. Si la disponibilité de places de parc continue de diminuer en Suisse malgré la croissance démographique et l'augmentation de la largeur des véhicules, les places de parc deviendront un produit de luxe réservé aux couches aisées de la population.

Le système ParkU

parkU, parkingGérant plus de 5000 places de parc dans désormais quatre pays – à côté de la Suisse, ce service est également disponible en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas – ParkU est la plateforme de parking connaissant la croissance la plus rapide d'Europe occidentale. 

Depuis 2013 déjà, ParkU facilite la recherche de places de parc dans toute la Suisse: Zurich, Bâle, Berne, Lucerne, St-Gall, Aarau, Genève et Lausanne sont parmi les villes où ce service de parcage est proposé. Dans les chefs-lieux cantonaux Zurich, Bâle et Genève, ParkU offre également des possibilités de se garer à proximité des aéroports.

Partenaire du programme de plus-values du Touring Club Suisse, ParkU accorde aux membres du TCS un rabais exclusif. En réservant des parkings via cette plateforme, les membres du TCS se verront créditer 20% de leurs taxes mensuelles de parcage sur leurs dépenses ParkU du mois suivant. 

Les automobilistes peuvent réserver des places de parc par heure, par jour, par semaine et même par mois. Le paiement se fait sans numéraire et, sur demande, on peut se faire diriger par un navigateur jusqu'à la place de parc réservée. La technologie SESAM spécialement développée pour ParkU permet aux automobilistes d'accéder moyennant leur smartphone même à des parkings gardés par des barrières. ParkU est disponible via son site internet et par des applis androïde ou iOS. 

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22/06/2015

Stationnement: l'innovation ne suffira pas pour inciter au respect!

«L'innovation et le respect sont les deux notions fondamentales au cœur de ma conception de la politique des transports à Genève», a lancé dernièrement Luc Barthassat, conseiller d'Etat en charge du Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) lors de la conférence de presse présentant de nouveaux moyens de paiement pour le stationnement sur la voie publique. Battez tambours, sonnez trompettes!

A bien des égards, la remarque de Luc Barthassat est pertinente. En effet, près de 60% du stationnement au centre-ville n'est pas payé. «Ce n'est pas admissible», a-t-il tonné. Aussi, en introduisant une nouvelle forme de paiement, le conseiller d'Etat ainsi qu'Antoine de Raemy, président de la Fondation des Parkings espèrent changer la donner. Le but : arriver à un taux proche de celui de la ville de Madrid avec 90% du stationnement payé par l'usager. La marge est donc grande.

Pour ce faire, un nouveau système de paiement va être progressivement introduit. Grâce à une application téléchargeable sur son téléphone portable, quelques clics vont suffire pour ouvrir un compte sécurisé et avoir ses taxes de stationnement directement débitées sur son prochain décompte de carte de crédit, sans coût ni commission supplémentaires.

Simple et convivial, et largement exploités dans de nombreuses villes européennes et nord-américaines, ce système facilite notamment le paiement lorsqu'on se trouve à court de petite monnaie. Autre avantage, si l'on récupère son véhicule avant la fin escomptée du parking, ont peut interrompre le paiement et ne s'acquitter que de la taxe pour le temps effectivement écoulé.

Du 22 juin à fin juillet 2015, 78 nouveaux horodateurs seront installés en Ville de Genève. Grâce à leur écran tactile, permettant le règlement en espèces mais aussi par carte bancaire, ces horodateurs de dernière génération facilitent le règlement de la taxe de stationnement pour les utilisateurs qui n'auraient pas opté pour le paiement par téléphone.

Voilà pour l'innovation. Pour ce qui est du respect, le but est donc de faire en sorte que le taux de stationnement payé par l'usager soit plus important. Fort bien, et c'est tout à fait compréhensible. Il est juste regrettable que dans sa communication la Fondation des Parkings ait omis de préciser que le matériel utilisé par les contractuels a été actualisé. Une mise à jour informatique qui risque de ne pas enchanter les automobilistes fâchés avec les horodateurs. En effet, les contractuels pourront désormais infliger des amendes jusqu'à 100 francs aux automobilistes qui dépassent de quatre heures le temps prescrit et donc tenir compte de la durée de l'infraction.

Il a suffi d'une mise à jour du logiciel des débiteurs électroniques de PV, a expliqué le directeur de la Fondation, au journal «20 Minutes» une semaine après la conférence de presse... Dorénavant l'ordonnance fédérale sur les amendes d'ordre peut s'appliquer dans toute sa sévérité. Les policiers municipaux qui continuent de verbaliser avec un carnet en papier pouvaient déjà infliger des amendes jusqu'à 100 francs.

Dommage que la Fondation n'ait pas annoncé cette modification lors de la conférence de presse conjointe avec le DETA. Il n’en demeure pas moins que l'amélioration de la mobilité dans le canton de Genève ne pourra pas se faire en misant seulement sur l'innovation technologique. Nous en reparlerons !

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