08/06/2015

Zones 30 : les raisons d'y croire ou pas

Le TCS est régulièrement appelé à se prononcer sur des mises en zone 30 km/h inadéquates. Et à devoir rappeler que de telles zones sont utiles si, d'une part, elles sont aménagées de manière intelligente et, d'autre part, sont réservées à des quartiers particuliers. 

Trop souvent, de nos jours, les autorités en charge de la mobilité proposent des zones 30 km/h mal conçues et sur des tronçons qui ne conviennent pas. Le plus grave est sans nul doute la suppression des passages pour piétons alors même que la loi sur la circulation routière ne prévoit pas de régime de priorité générale aux piétons dans ces zones (contrairement aux zones de rencontre 20 km/h).

Le maintien des passages pour piétons est indispensable dans les zones 30 km/h. C'est là que nos enfants apprennent à traverser la route. La sécurité doit primer ici toute considération. D'autres aménagements que l'on constate fréquemment sont également dangereux, comme par exemple les « gymkhanas » qui transforment certains tronçons en pistes de slalom. Une zone 30 km/h mal conçue manque à ses objectifs et il vaut mieux alors s'en passer.

Pour s'en convaincre, le TCS Genève a fait le point dans son dernier numéro. En effet, il est temps de poser la question : les zones où l'on circule à 30 km/h sont-elles sûres ? Ont-elles vraiment été aménagées pour pacifier la cohabitation entre les usagers ? Bonne lecture !

 

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19/05/2015

Le manque d'attention est dangereux: la prévention reste donc la priorité

Il a fallu un accident en Ville de Genève et une campagne lancée pour que la question redevienne sur le devant de la scène. Rappelez-vous, le 28 avril à Genève, un jeune homme de 17 ans qui portait ses écouteurs les oreilles n'a pas entendu le tram arriver, il en est mort. Le Matin Dimanche a relancé, il y a dix jours, un débat fort pertinent: faudra-t-il interdire de porter des écouteurs dans les villes ?

A chaque époque ses dangers: aujourd'hui, les écouteurs en milieu urbain sont régulièrement mis en avant. Mais il suffit d'un accident très médiatisé pour que l'on s'interroge et qu'une possible réglementation revienne sur le devant de la scène. D'ailleurs, une motion déposée en décembre 2014 demande au Conseil fédéral de s’attaquer «aux piétons qui surgissent sur la chaussée, à l'improviste, souvent avec des écouteurs dans les oreilles, mettent leur vie ainsi que celle des autres usagers de la route en danger».

Le gouvernement a répondu en février en estimant qu'il n'était pas judicieux de sanctionner ces usagers. Mais il insiste sur la nécessité «de recourir à des mesures de prévention pour amener les piétons à prendre conscience de leurs devoirs et de leur part de responsabilité». Un discours qui correspond à ce que prône chaque jour le TCS. Il est important de rendre les utilisateurs et les usagers attentifs aux risques rencontrés sur la route.

C'est pourquoi, le TCS est depuis 2014 partenaire avec l’Association Suisse d’Assurances ASA d'une campagne de prévention nationale pour moins de distraction et plus de sécurité sur la route. Les conducteurs oublient parfois qu'il est très dangereux d'utiliser son téléphone en voiture. Car, bien souvent, quelques secondes d'inattention suffisent pour avoir un accident.

La campagne «Garde les yeux sur la route» motive les automobilistes à renoncer largement aux distractions occasionnées par les appareils d’infotainment. Au volant, la conduite doit reprendre la place principale. Le but est de sensibiliser, déclencher une émotion, une prise de conscience et finalement engendrer une modification du comportement. Et ceci en encourageant les usagers à gérer de manière responsable les GPS et autres appareils électroniques se trouvant dans la voiture. Il est primordial de route,tcs,inattention,portable,asa,sensibiliser,gps,piétons,automobilistestoujours garder les yeux sur la route afin de pouvoir réagir à temps et d'éviter un accident. Ce qui vaut pour les conducteurs est donc également valable pour les piétons.

Mieux vaut prévenir que guérir. Car souvent il est trop tard et malheureusement, toute mort sur la voie publique est une mort de trop !

 

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