28/05/2015

Le « Vélib' » débarque enfin à Genève

Enfin ! Tout vient à point pour qui sait attendre. Intermobility - une société biennoise qui a déjà fait ses preuves notamment à Bienne, Neuchâtel et Thoune - a annoncé conjointement avec TCS Genève le lancement de la phase test d'un projet de vélos en libre-service à Genève. Le déploiement complet du dispositif sera achevé au printemps 2016. Il comptera au minimum 1'100 vélos et 125 vélos-stations, répartis sur les villes de Genève, Carouge, Lancy, Onex, Meyrin et Vernier.

Les deux partenaires ont ainsi annoncé le démarrage au 1er juin 2015 du projet de vélo en libre-service sur le territoire genevois. Le déploiement de cette opération se fera en trois étapes. La première étape, dite de démonstration et prévue jusqu'à fin octobre, se caractérise par l'installation de 7 à 10 vélos-stations et la mise en service de 35 à 50 vélos. La seconde étape, dite de calibrage, prévue entre le 1er novembre et le 31 janvier 2016, verra l'installation de 40 à 50 vélos-stations et la mise en service de 200 à 250 vélos. Enfin, la dernière étape sera celle de la mise en œuvre complète, qui s'étalera du 1er février au 30 avril avec le déploiement de 125 vélos-stations et la mise en service de 1'100 vélos.

Le concept développé par la société biennoise repose sur une technologie permettant une installation rapide et légère des vélos-stations. Dès lors, la mise en œuvre de l'infrastructure ne nécessite pas de travaux particuliers. L'utilisation de places de stationnement sur les domaines publics ou privés est donc facilitée. «Bon marché, le système permet une densité des stations, un écart de 300 mètres entre elles étant l’objectif idéal», a expliqué François Kuonen patron d'Intermobility.

Le projet, qui s'appuie sur des partenaires et des fonds privés, est assuré jusqu'à fin 2018. Les deux tiers du budget sont déjà acquis. Le solde du financement sera notamment couvert par les abonnements des usagers et autres recettes d’exploitation. L'abonnement annuel est prévu à 80 francs, tandis que le prix des forfaits mensuels et journaliers est encore à l'étude.

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Le vélo est fabriqué par le fournisseur officiel de vélo pour l'armée suisse. Il a été spécifiquement conçu en vue d’être intégré à un système de vélos en libre-service multi-utilisateurs : robuste, il nécessite peu d’entretien et présente un design aussi original qu’attrayant.

Face aux atermoiements des pouvoirs publics genevois, Intermobility et TCS Genève démontrent qu'il est possible de réaliser un réseau de vélos en libre-service à Genève en tenant compte de la demande des utilisateurs. Comme l'a rappelé François Membrez, président de la section genevoise du TCS, « un financement privé évitera les blocages politiques ». D'autant qu'il existe « un vrai besoin dans une ville internationale comme Genève », a-t-il conclu.

 

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28/01/2015

Suppression de places de stationnement à Genève : les autorités veulent passer la surmultipliée !

On aurait pu croire à une pacification de la situation, suite à la promulgation en mai 2012 de la loi sur le stationnement et la constitution d’un comité de suivi de la compensation. On aurait effectivement pu y croire. La réalité a malheureusement rapidement fait déchanter les porteurs d’une solution concertée et raisonnable.

A la base, la volonté affichée consistait à définir les conditions-cadre ouvrant la porte à la suppression de places de stationnement en surface en contrepartie de la création, en nombre égal, de places en en sous-sol. Le but recherché était limpide : cela permettait de créer des zones piétonnes cohérentes ou de libérer de l’espace afin d’assurer une meilleure fluidité du trafic. Depuis lors, que s’est-il passé ? Très simple : sur la base d'un règlement contestable ou même souvent arbitrairement, on supprime des places avec une compensation exclusivement dans des parkings existants, voire sans aucune compensation du tout. Des créations de nouvelles places ? Circulez (ou plutôt, continuez à chercher), il n’y a rien n’à voir.

Mais il y a pire : entre la lecture des projets publiés dans la Feuille d’Avis Officielle et les courriers des membres du TCS nous alertant sur des suppressions non mises à l’enquête - une spécialité de la ville de Genève, qui joue avec le fait que la suppression de marquages au sol n’est pas en principe pas soumise à une procédure publique – les dernières semaines témoignent d’une nette accélération de ce qu’il faut bien appeler un détournement de l’esprit de la loi. Jugez plutôt : entre les suppressions effectives ou projetées, on totalise désormais plus de 600 places condamnées à disparaître, ou à être compensées par des places au prix pour les habitants multiplié par 11, tout ceci dans un silence assourdissant ! La liste est longue mais tout le territoire est touché : Boulevard Emile-Jacque Dalcroze, Rive, Place de la Synagogue, Avenue de La Paix, Avenue de la Roseraie, Chemin Frank-Thomas, Avenue de la Gare des Eaux-Vives, Rue de Montbrillant etc, etc…

Dans ce contexte, les projets de loi 11409 et 11342 prochainement traités par le Grand-Conseil prennent toute leur signification. Il est en effet grand temps de préciser une loi sur le stationnement de toute évidence trop imprécise et ouvrant la voie aux dérives décrites ci-dessus.

François Membrez

Président TCS Genève

23/07/2014

Les propositions du TCS garantissent une meilleure fluidité dans et aux abords du tunnel

 

Au lancement de la campagne sur l’IN152, des voix se sont élevées craignant que les accès du tunnel sous-lacustre créent de nouveaux noyaux de trafic. Des préoccupations que le TCS a prises en compte dans ses propositions visant à améliorer les entrées et sorties du tunnel sur les deux rives du lac.

De quoi s’agit-il ? Sur la rive droite, l’initiative évoque un seul point d’entrée, sur l’avenue de France, entre la rue de Lausanne et les quais. Cela aurait pour cause de densifier fortement la circulation sur le carrefour avec la rue de Lausanne, juste en amont. Le TCS envisage donc une entrée supplémentaire sur la rue de Lausanne pour les automobilistes qui arrivent en ville. Au lieu de s’entasser au feu et d’encombrer le carrefour, ils pourront directement emprunter le tunnel et traverser sans s’arrêter.

Rive gauche, quai Gustave-Ador, la séparation des flux s’effectue en sous-sol et assure une sortie dans les deux directions, Cologny ou Centre-Ville sans feu ni cédez-le-passage, ce qui garantit la fluidité. Pour ceux qui continuent vers la route de Malagnou, le TCS estime qu’au moins trois variantes possibles méritent d’être examinées: Amandolier, Chevillarde ou Vallon. Dans les trois cas, plusieurs trémies de sortie sont prévues, offrant chacune une direction différente pour un écoulement du trafic optimal. De plus, la séparation des voies se faisant en sous-sol, les nuisances en surface sont réduites au minimum.

Les propositions du TCS renforcent l’initiative sur la traversée de la rade, tout en lui conservant ses qualités fondamentales. Elles évitent les congestions au sein de l’ouvrage et assurent la fluidité du trafic aux abords du tunnel. À juste titre, les Genevois veulent qu’on leur présente une solution concrète, qui leur apporte une réelle amélioration de leur quotidien. Cette solution est à portée de main. Il suffit d’accepter l’IN152 le 28 septembre.

19/02/2014

Traversée de la Rade : petites vérités et grands raccourcis politiques

Dans un contexte de prises de position politiques manichéennes, voire carrément épidermiques sitôt que le terme « traversée de la Rade » est évoqué, les exemples d’amnésie politique dont font preuve certains députés sont réguliers. Il n’est dès lors pas surprenant que certains incendient le TCS parce qu’il soutient l’initiative de l’UDC (IN152). Mais, malheureusement pour eux, la réflexion est une peu courte. Remettons donc l'église au milieu du village avec quelques rappels:

1. Le TCS a été auditionné sur le sujet à fin décembre par la Commission des transports du Grand Conseil. A cette occasion, le TCS a démontré qu'il était juridiquement possible de proposer un contre-projet de même niveau (constitutionnel) que l'Initiative 152 (IN152) proposée par l'UDC.

3. Le TCS a également précisé qu'il était favorable aux deux traversées, celle de la Rade (courte) et celle du Lac (longue). En cas de décision du Grand Conseil de lancer un contre-projet, le TCS aurait donc milité pour le double OUI; et à la question subsidiaire (si un double OUI était sorti des urnes), le Club de la mobilité aurait préconisé le OUI à la traversée autoroutière. Tout ceci était donc connu.

4. Le TCS n'a pas changé d'avis; mais le Grand Conseil a refusé de lancer un contre-projet et, de ce fait, n’a pas donné l’occasion à la population genevoise de prendre position pour l'un ou l'autre des projets. Dont acte. Dommage.

5. En conséquence et en toute logique, le TCS soutient désormais l'IN152, comme nous avons eu l'occasion de l'annoncer devant la Commission du Grand Conseil.

6. La Traversée de la Rade apporte une nette amélioration par rapport à la situation actuelle: nous aurons l'occasion de revenir sur ce point de manière plus technique en temps utile.

7. Les points d'accrochage tels que définis par l'IN152 peuvent être améliorés pour vraiment décharger le centre-ville. Certains semblent certains de la rigidité absolue du texte de l'initiative, qui empêcherait toute adaptation de tracé... La question est plus complexe qu’il n’y paraît ; affaire à suivre!

8. Il faut aussi penser en dehors du microcosme politique cantonal : un NON à ce projet aurait également un impact négatif sur la traversée autoroutière du Plan directeur cantonal, car du côté de la Berne fédérale, un vote négatif sera sans grand doute interprété comme un refus de toute traversée!

9. Avec la création de la traversée de la Rade, le pont du Mont-Blanc pourra être adapté pour simplifier la progression des transports publics et de la mobilité douce. Quant aux quais qui forment le U lacustre, ils pourront être repensés dans un esprit de convivialité urbaine.

10. Et pour terminer: la traversée de la Rade n'exclut pas, à terme, la Grande traversée!

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17/01/2014

IN 152 sur la Traversée de la Rade : le TCS demande un contre-projet

L’initiative 152 prévoit la réalisation d’une « Traversée de la Rade » entre l’avenue de France et le Port-Noir. Elle est toutefois basée sur une pré-étude de 2004 qui, elle-même, s’appuie sur des chiffres et projections réalisées en l’an 2000. Or ces chiffres sont déjà largement dépassés. Les projections de trafic pour l’an 2020 ont par exemple été atteintes en 2012 déjà.

 

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Mais c’est surtout le tracé imposé par cette initiative, en particulier les accès de part et d’autre, qui est insatisfaisant, car il ne libère pas suffisamment le centre-ville. La Traversée du Lac en revanche, prévue dans le plan directeur cantonal, en créant un véritable bouclage du contournement autoroutier, permet de décharger de nombreuses routes situées à l’intérieur de son périmètre et même de diminuer considérablement le trafic sur l’actuel contournement.

La Traversée du Lac est donc  une des alternatives possibles à l’IN 152. Mais il est également envisageable de proposer une traversée nettement plus courte, une Traversée de la Rade donc, avec un tracé sous-lacustre proche ou identique à celui proposé par l’IN 152, mais en y apportant de notables améliorations au niveau des accès sur les deux rives.

Pour pouvoir établir un comparatif sérieux de tous les avantages et inconvénients des deux ébauches d’alternatives décrites ci-dessus, la seule solution politique dont dispose le Grand-Conseil à ce stade consiste à voter le principe d’un contre-projet à l’IN 152. Attention : on ne parle pas encore de petite ou de grand traversée à ce stade du processus, mais simplement de décider d’ouvrir la porte à une alternative au projet contraignant de l’IN 152, qui empêche toute modification de tracé.

Alors, Traversée du Lac ou de la Rade ? Si, comme le souhaite le TCS, le Grand-Conseil accepte de lancer un contre-projet, une période d’une année s’ouvrira pour élaborer le texte du contre-projet, avant le vote populaire, qui aura lieu courant 2015 : c’est durant ce laps de temps que le débat pourra avoir lieu et que prendra forme le contenu précis du texte de niveau constitutionnel. Mais pour donner à Genève les meilleures chances de réaliser une traversée lacustre conforme à ses besoins, il est impératif que le Grand-Conseil commence par se prononcer en faveur du principe d’un contre-projet. A défaut, la question posée aux genevoises et aux genevois sera très simple : veulent-ils  OUI ou NON une traversée de la rade selon les plans de l’IN 152 ? Question simple, certes, mais réductrice…

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