24/02/2016

Rue du commerce

La ville prévoit de piétonniser cette rue avec pour conséquence la suppression de 75 places deux-roues motorisés. Le TCS demande la compensation ou le maintien de ces places. Nous avons demandé un bilan du nombre de places deux-roues motorisés supprimées et créées en 2015 au centre-ville ainsi que les perspectives pour 2016. 

22/06/2015

Stationnement: l'innovation ne suffira pas pour inciter au respect!

«L'innovation et le respect sont les deux notions fondamentales au cœur de ma conception de la politique des transports à Genève», a lancé dernièrement Luc Barthassat, conseiller d'Etat en charge du Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) lors de la conférence de presse présentant de nouveaux moyens de paiement pour le stationnement sur la voie publique. Battez tambours, sonnez trompettes!

A bien des égards, la remarque de Luc Barthassat est pertinente. En effet, près de 60% du stationnement au centre-ville n'est pas payé. «Ce n'est pas admissible», a-t-il tonné. Aussi, en introduisant une nouvelle forme de paiement, le conseiller d'Etat ainsi qu'Antoine de Raemy, président de la Fondation des Parkings espèrent changer la donner. Le but : arriver à un taux proche de celui de la ville de Madrid avec 90% du stationnement payé par l'usager. La marge est donc grande.

Pour ce faire, un nouveau système de paiement va être progressivement introduit. Grâce à une application téléchargeable sur son téléphone portable, quelques clics vont suffire pour ouvrir un compte sécurisé et avoir ses taxes de stationnement directement débitées sur son prochain décompte de carte de crédit, sans coût ni commission supplémentaires.

Simple et convivial, et largement exploités dans de nombreuses villes européennes et nord-américaines, ce système facilite notamment le paiement lorsqu'on se trouve à court de petite monnaie. Autre avantage, si l'on récupère son véhicule avant la fin escomptée du parking, ont peut interrompre le paiement et ne s'acquitter que de la taxe pour le temps effectivement écoulé.

Du 22 juin à fin juillet 2015, 78 nouveaux horodateurs seront installés en Ville de Genève. Grâce à leur écran tactile, permettant le règlement en espèces mais aussi par carte bancaire, ces horodateurs de dernière génération facilitent le règlement de la taxe de stationnement pour les utilisateurs qui n'auraient pas opté pour le paiement par téléphone.

Voilà pour l'innovation. Pour ce qui est du respect, le but est donc de faire en sorte que le taux de stationnement payé par l'usager soit plus important. Fort bien, et c'est tout à fait compréhensible. Il est juste regrettable que dans sa communication la Fondation des Parkings ait omis de préciser que le matériel utilisé par les contractuels a été actualisé. Une mise à jour informatique qui risque de ne pas enchanter les automobilistes fâchés avec les horodateurs. En effet, les contractuels pourront désormais infliger des amendes jusqu'à 100 francs aux automobilistes qui dépassent de quatre heures le temps prescrit et donc tenir compte de la durée de l'infraction.

Il a suffi d'une mise à jour du logiciel des débiteurs électroniques de PV, a expliqué le directeur de la Fondation, au journal «20 Minutes» une semaine après la conférence de presse... Dorénavant l'ordonnance fédérale sur les amendes d'ordre peut s'appliquer dans toute sa sévérité. Les policiers municipaux qui continuent de verbaliser avec un carnet en papier pouvaient déjà infliger des amendes jusqu'à 100 francs.

Dommage que la Fondation n'ait pas annoncé cette modification lors de la conférence de presse conjointe avec le DETA. Il n’en demeure pas moins que l'amélioration de la mobilité dans le canton de Genève ne pourra pas se faire en misant seulement sur l'innovation technologique. Nous en reparlerons !

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25/02/2015

Une phase critique dans le domaine du contrôle du stationnement

 

Lors de la prochaine assemblée générale de notre club, le 5 mars, en marge du Salon international de l’automobile, nous aurons l’occasion de faire le point sur l’avancement des travaux du CEVA et le développement de ce projet important pour la mobilité de la Genève de demain.

Dans l’actualité immédiate, vous êtes de plus en plus nombreux à nous alerter sur une phase critique dans le domaine du contrôle du stationnement, plus particulièrement en Ville de Genève et dans les communes couvertes par le Service du stationnement (SDS).

A l’origine, ce service avait pour but de s’assurer du respect de la loi. Mais de fil en aiguille, des objectifs ont été donnés aux agents (une dizaine de véhicules contrôlés par heure), le nombre d’amendes et leurs recettes ont été comparées d’année en année et une « tolérance zéro » a été décidée.

Cela suscite bien des interrogations. Quel est le but, par exemple et comme on le voit souvent, d’envoyer des agents dans des quartiers d’habitations le samedi matin à 8h. ? Le phénomène ne concerne d’ailleurs pas que le SDS. Certaines polices municipales, comme à Carouge, ne sont pas en reste. Les clients des restaurants en savent quelque chose …

Cette situation est d’autant plus problématique que, parallèlement, les autorités suppriment chaque année des places de stationnement. La loi, qui prévoit depuis 2012 une obligation de remplacer chaque place supprimée, n’est pas ou mal appliquée.

Nous nous positionnons dans tous les domaines de la mobilité et ainsi contre la suppression de places de stationnement et les amendes injustifiées.

Mais l’État également doit agir. On ne peut pas à la fois supprimer des places et vouloir encaisser toujours plus d’amendes de parcage. Il est temps de revenir au principe de la proportionnalité. Rappeler les objectifs est essentiel. La réussite de la politique de contrôle du stationnement ne se mesure pas au montant des amendes encaissées et aux tracasseries. La nouvelle constitution genevoise assigne d’autres buts beaucoup plus nobles à l’État.

Ne manquez pas de lire notre dossier sur ce sujet dans notre journal : www.tcsge.ch/journal

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28/01/2015

Suppression de places de stationnement à Genève : les autorités veulent passer la surmultipliée !

On aurait pu croire à une pacification de la situation, suite à la promulgation en mai 2012 de la loi sur le stationnement et la constitution d’un comité de suivi de la compensation. On aurait effectivement pu y croire. La réalité a malheureusement rapidement fait déchanter les porteurs d’une solution concertée et raisonnable.

A la base, la volonté affichée consistait à définir les conditions-cadre ouvrant la porte à la suppression de places de stationnement en surface en contrepartie de la création, en nombre égal, de places en en sous-sol. Le but recherché était limpide : cela permettait de créer des zones piétonnes cohérentes ou de libérer de l’espace afin d’assurer une meilleure fluidité du trafic. Depuis lors, que s’est-il passé ? Très simple : sur la base d'un règlement contestable ou même souvent arbitrairement, on supprime des places avec une compensation exclusivement dans des parkings existants, voire sans aucune compensation du tout. Des créations de nouvelles places ? Circulez (ou plutôt, continuez à chercher), il n’y a rien n’à voir.

Mais il y a pire : entre la lecture des projets publiés dans la Feuille d’Avis Officielle et les courriers des membres du TCS nous alertant sur des suppressions non mises à l’enquête - une spécialité de la ville de Genève, qui joue avec le fait que la suppression de marquages au sol n’est pas en principe pas soumise à une procédure publique – les dernières semaines témoignent d’une nette accélération de ce qu’il faut bien appeler un détournement de l’esprit de la loi. Jugez plutôt : entre les suppressions effectives ou projetées, on totalise désormais plus de 600 places condamnées à disparaître, ou à être compensées par des places au prix pour les habitants multiplié par 11, tout ceci dans un silence assourdissant ! La liste est longue mais tout le territoire est touché : Boulevard Emile-Jacque Dalcroze, Rive, Place de la Synagogue, Avenue de La Paix, Avenue de la Roseraie, Chemin Frank-Thomas, Avenue de la Gare des Eaux-Vives, Rue de Montbrillant etc, etc…

Dans ce contexte, les projets de loi 11409 et 11342 prochainement traités par le Grand-Conseil prennent toute leur signification. Il est en effet grand temps de préciser une loi sur le stationnement de toute évidence trop imprécise et ouvrant la voie aux dérives décrites ci-dessus.

François Membrez

Président TCS Genève

02/09/2013

Parcomètres à 3 francs 50 ? Le TCS n'est pas d'accord

Nous avons pris connaissance avec surprise de l’article de la Tribune de Genève du 27 juillet dernier intitulé « Parcomètres à 3 francs 50 ? Même le TCS est d’accord ». L’affirmation contenue dans le titre, de même que l’indication dans le texte selon laquelle notre Club serait prêt à accepter une telle hausse est absolument erronée et nécessite une mise au point. Voici la position que la direction du TCS Genève a présentée à la journaliste concernée :

Il est dommage de constater que cette annonce du Conseil d’Etat tombe une nouvelle fois en période de vacances. Cela avait déjà été le cas lors de la communication, le 22 décembre dernier, de la décision du Conseil d’Etat d’augmenter le tarif du stationnement à 2 francs 80 l’heure (soit jusqu’à 80% de hausse). Nous avions déjà vivement réagi à ce moment et la Tribune de Genève avait reçu un communiqué de presse à ce sujet le jour-même. Il réagit à nouveau sans ambiguïté à l’occasion de la nouvelle annonce, qui intervient moins de 6 mois après cette première hausse massive. Non seulement le fait de traiter les automobilistes comme des vaches à lait est devenu monnaie courante à Genève, mais encore le timing de l’annonce, en pleines vacances d’été, vise clairement à minimiser l’impact public de la mesure proposée.

Nous relevons l’argumentation fine du Conseil d’Etat, qui justifie sa nouvelle proposition de hausse d’une part par un alignement sur le pris d’un billet des Transports Publics Genevois (TPG) et également par la nécessité d’ « éduquer » les automobilistes à se garer dans les parkings souterrains. Et c’est précisément sur ce dernier argument que nous avons basé notre position : s’il est compréhensible, voire souhaitable d’inciter les usagers à favoriser l’utilisation des places de stationnement en sous-sol dans le but de libérer à terme des espaces en surface, il n’est cependant pas acceptable de le faire dans les conditions et selon le timing proposé par le Conseil d’Etat.

Nous soutenons qu’il est indispensable de réaliser au préalable de nouveaux ouvrages en sous-sol (en particulier un parking dans la zone de Rive) avant d’envisager de s’en prendre une nouvelle fois aux tarifs de stationnement en surface. Or, pour l’heure, tant le principe de compensation en sous-sol des places de stationnement supprimées en surface (loi adoptée le 22 mars par le Grand Conseil) que la volonté affichée du Conseil d’Etat de soutenir la réalisation d’un nouveau parking à Rive doivent encore être suivis d’effets concrets que le TCS Genève n’a à ce jour pas encore constatés. Au vu des libertés prises lors de mises à l’enquête postérieures à la promulgation de la nouvelle loi (notamment Gare des Eaux-Vives, ou rue du Village-Suisse), les modalités d’application du principe de compensation méritent de toute évidence un recadrage précis. Dans le même registre, nous avons déjà demandé aux autorités compétentes la mise à disposition publique d’une base donnée permettant à la fois de prendre connaissance du recensement des places de stationnement existantes (année de référence 2011) et le suivi visuel (sous forme de plan) de l’application des compensations successives pour chaque projet.

La volonté du Conseil d’Etat est une proposition qui doit au préalable être évaluée par le Grand Conseil, qui décidera s’il compte accepter ou refuser cette proposition de hausse de plafonnement des tarifs de stationnement. En tous les cas, nous sommes d’avis que ça n’est pas avec un nouvel exemple de solution répressive que les autorités et les services concernées feront avancer le sempiternel conflit du choix de modes de transport, mais bien en proposant des solutions et des compromis novateurs.

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