26/04/2016

Fluidification sur la route de Chancy

A quand l’onde verte sur le U Lacustre ?

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23/02/2016

Aptitude à conduire: quels critères?

Comme le relevait un peu cyniquement un commentateur lors d'une récente émission de télévision, tous les vieux ne sont pas dangereux au volant, mais certains oui...Reste à identifier lesquels!

En Suisse on compte près de 900 000 personnes âgées de plus de 70 ans, plus de 40% ont un permis de conduire et l’on peut tabler sur une augmentation de ce nombre au cours des prochains lustres. On le sait, à partir de cet âge, celles et ceux qui souhaitent continuer de conduire sont soumis à un examen médical tous les deux ans. À Genève, pratiqué par des médecins agréés par l’Office cantonal des véhicules et dûment formés à cet effet, cet examen porte sur des aptitudes physiques et mentales censées être essentielles à la conduite d’un véhicule et aux responsabilités que cela implique. 

D'autres critères?

Dans les faits, on entend souvent dire, y compris par des personnes qui l’ont subi, que cet examen est un peu «léger»: la vue, l’ouïe, une certaine mobilité générale et évidemment l’absence de signes d’une incapacité psychique pour ne pas parler de démence. La possible extension de la liste des praticiens aujourd’hui agréés aux médecins de famille avive la crainte d’un examen laxiste, trop bienveillant, notamment parce qu’il est bien difficile pour un praticien de dire à son patient qu’il doit renoncer à sa voiture. En revanche, le «médecin de famille» a souvent une très bonne connaissance de la santé physique et mentale, des antécédents et des dispositions de son patient, qui ne saurait lui cacher ce qui n’apparaîtra peut-être pas dans une consultation ad hoc occasionnelle. Il peut aussi le conseiller mieux que ne le ferait un «étranger».
Un lecteur nous a écrit récemment pour nous dire qu’ayant passé pour la première fois cette visite médicale, il considérait «qu’il s’agit d’une simple formalité, certes pas tout à fait inutile, mais complètement éloignée de la réalité». Et d’ajouter qu’il a depuis longtemps identifié «plusieurs comportements typiques de conducteurs âgés qui ne devraient plus conduire»… et dont il nous livre la liste:
 

  1. Circuler sur une route large lentement sans raisons et très (trop) à droite.
  2. Stationner ou manœuvrer difficilement.
  3. Donner manifestement trop de gaz et faire patiner l'embrayage sans vraiment bouger.
  4. Ne plus être capable de conduire n'importe quelle voiture après quelques minutes ou kilomètres d'adaptation.
  5. Ne plus vouloir conduire une autre voiture que la sienne.
  6.  Ne plus envisager d'en changer.

Pas déterminants

Certes nous avons déjà tous observé, de près ou de loin, ce type de comportements, dont les trois derniers en tout cas relèvent du même phénomène: une plus grande difficulté à s’adapter au changement. Cela ne vaut d’ailleurs pas que pour la conduite d’une automobile: alors que des enfants de 5 ou 6 ans nous émerveillent ou nous consternent – c’est selon! – par leur faculté à maîtriser des jouets inspirés par les technologies informatiques voire les téléphones portables de leurs parents, bien des aînés ont besoin de plusieurs jours d’intense méditation pour atteindre le même résultat… quand ils y parviennent.
Faut-il pour autant faire de ces comportements des critères d’aptitude à la conduite d’une automobile? Nous ne le pensons pas et pour diverses raisons.
Les signes dont il est question ci-dessus sont évidemment révélateurs, mais moins objectifs et à nos yeux moins déterminants que des critères comme la vue, une certaine souplesse physique et l’aptitude à concentrer son attention sur la route et le trafic.
D’autre part, ces observations devraient relever d’autres milieux que le corps médical, auquel on ne saurait demander de placer ces patients en situation pratique. Il y faudrait au moins un simulateur de conduite, au mieux un examen de terrain. Alors quoi? Obliger tous les seniors à faire tous les deux ans dans la septantaine puis chaque année à partir de 80 ans un parcours routier avec un moniteur d’auto-école ou un collaborateur de l’Office cantonal des véhicules? Voilà qui semble un peu illusoire.
Et puis, les aînés au volant ne sont sûrement pas les seuls à conduire lentement sur une route dégagée, à ne pas être très à l’aise dans un créneau de stationnement, à faire patiner leur embrayage au démarrage, à appréhender un peu un changement de véhicule. On pourrait y ajouter notamment les comportements dans les giratoires, sur l’autoroute ou dans les parkings souterrains…

Une "dangerosité" à relativiser

Pour reprendre le constat cynique sur lequel s’est ouvert ces lignes, un durcissement se justifierait peut-être si la majorité des seniors étaient à l’évidence des dangers publics. Or la statistique révèle que les plus de 70 ans n’apparaissent que dans 7% des accidents de la route… et souvent dans des circonstances qui ne suscitent pas de commentaires particuliers lorsqu’ils sont le fait de conducteurs plus jeunes.
Dès lors, sauf à vouloir balayer l’essentiel des conducteurs âgés du trafic, ce qu’il faut s’efforcer de déceler, ce sont d’abord les causes d’une réelle inaptitude. A l’heure actuelle, aucun examen spécifique ne permet d’évaluer avec certitude l’aptitude à la conduite. Mais l’autorité n’est pas totalement démunie pour autant. Dans certains cas, lorsque l’examen médical ne permet pas de poser un jugement définitif, d’autres évaluations peuvent être considérées comme nécessaires et il est alors procédé à des tests psychotechniques et à des examens confiés à un neuropsychologue, inspirés de ceux qui sont utilisés pour diagnostiquer les démences séniles.
Au vu du degré objectif d’insécurité que présentent les seniors au volant, nous pensons que la vigilance et l’arsenal actuels permettent d’éviter l’essentiel des risques intrinsèques. Reste aussi le sens des responsabilités qui les amène par eux-mêmes ou, comme le suggère notre lecteur, sur la recommandation de leur entourage, à renoncer à conduire ou à se limiter à des trajets où le risque est encore réduit. Si l’observation et la statistique devaient un jour montrer, par exemple au gré d’un sensible allongement de l’espérance de vie, que ce risque augmente, il serait temps de mettre sur pied de nouvelles dispositions.

Didier Fleck

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Les incivilités à vélo à Genève, vrai ou faux ?

Daniel Herrmann, capitaine à la police genevoise est responsable des brigades routières et prévention du canton de Genève (BRP).

Daniel Herrmann, capitaine à la police genevoise est responsable des brigades routières et prévention du canton de Genève (BRP). Il constate une augmentation du nombre de cyclistes, mais malheureusement ils ne deviennent pas plus respectueux. A vélo, si on ne respecte pas les règles, on devient vite un danger pour soi-même et pour les autres. Les dangers ne sont souvent pas perçus ou mal évalués. Insouciance, distraction et non-respect des règles de circulation figurent parmi les principales causes d’accident. 

- Lors de la dernière Critical Mass la police genevoise a amendé un certain nombre de cyclistes car ils pédalaient sans éclairage. Y-a-t-il beaucoup de contrevenants à ce genre de faits ?

En effet, lors de la dernière Critical Mass nous avons amendé certain cyclistes car ils n’étaient pas bien équipés. D’une manière générale, il y a des personnes qui sont bien équipées. Ils portent des vêtements voyants dans le noir avec des bandes réfléchissantes sur le casque et sur les vêtements assurant qu’elles soient repérées à temps. En outre, leur éclairage est adéquat. Rappelons juste que de nuit et dans les tunnels, les cyclistes doivent se munir d’un bon éclairage. La lumière doit être blanche à l’avant et rouge à l’arrière. Si le vélo n’a pas de dynamo, le cycliste doit se procurer un kit d’éclairage amovible. Par ailleurs, le cycliste est plus vulnérable que les autres usagers, car il est silencieux. Il est donc obligatoire d’équiper son vélo d’une sonnette ou d’un klaxon bien audible. La sonnette permet au cycliste de prévenir les autres usagers de la route de sa présence. Pourtant, il y a aussi trop souvent un grand nombre de cyclistes qui ne sont pas bien équipés.  

- Les incivilités à vélo sont-elles devenues plus importantes à Genève ?

Aujourd’hui, le nombre de cyclistes a augmenté à Genève. Mais malheureusement les gens ne deviennent pas plus respectueux. Nous avons effectué, l’année dernière, deux semaines d’actions spécialement dévolues aux cyclistes. L’une en septembre et l’autre en novembre. C’est une action, nommée «PréDiRe cycliste» créée en 2013 pour faire face à l’augmentation du nombre de pratiquants de la petite reine. Pour l'occasion, des agents enfourchent une bicyclette pour être plus mobiles et passent de carrefours en carrefours une demi-journée par quartier. L’objectif est de rappeler les règles élémentaires de conduite en vélo et, éventuellement, amender les contrevenants. 

- Comment faut-il régler le problème de la cohabitation entre cyclistes et piétons quand il n'y a pas de piste réservée ?

C’est assez simple, lorsqu’il n’y a pas de piste réservée, les cyclistes doivent tout simplement accorder la priorité aux piétons. Rappelons tout de même que les trottoirs ne sont pas des pistes cyclables. Reste que d’une manière générale nous allons au-devant d’une problématique qui va en grandissant, notamment avec l’augmentation du nombre de vélos électrique. 

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L'alcool sous la loupe

La sécurité routière au sens large fait partie des principales préoccupations et raisons d’exister du Touring Club Suisse, tant au niveau central qu’au sein de ses sections cantonales. De nombreuses manifestations et publications en témoignent.

C’est ainsi que, lors des dernières «Automnales», dont la Fondation des parkings était l’hôte d’honneur, des membres de la commission Sécurité et Prévention de la section genevoise du TCS étaient présents sur ce stand. Les visiteurs ont été sensibilisés à la question de la consommation d’alcool et aux risques qui y sont liés pour quiconque n’adopterait pas la formule désormais emblématique: «Boire ou conduire, il faut choisir». Pour s’en convaincre, ils ont eu la possibilité d'effectuer, grâce à une animation mise sur pied par la section et munis de lunettes simulant différents taux d'alcoolémie, un parcours présentant quelques embûches. Il a même été proposé à ceux qui pouvaient avoir un doute sur leur état du moment de faire un test avec un éthylomètre pour se déterminer quant à leur trajet de retour…
Nous revenons dans ce petit dossier sur un certain nombre d’enseignements qu’il était possible de glaner sur la question, lesquels font d’ailleurs partie pour la plupart de communications de l’Office fédéral de la santé publique, du Bureau de prévention des accidents (bpa) et d’Addiction Suisse. Celles-ci s’étendent souvent aux «drogues illégales», mais nous nous en tiendrons ici à l’alcool.

Etudes et statistiques

En Suisse, on estime qu’environ 80% des personnes âgée de 15 à 74 ans consomment de l’alcool plus ou moins régulièrement. Dans le cadre d’enquêtes menées en Suisse romande, une personne sur trois en possession d’un permis de conduire a reconnu avoir consommé occasionnellement trop d’alcool alors qu’elle allait se mettre au volant, alors que chez les adolescents et les jeunes adultes près d’un sur deux (garçons) et d’une sur cinq (filles) admettent avoir conduit au moins une fois en étant ivre; chez les jeunes hommes de 16 à 20 ans, un sur dix reconnaît même l’avoir fait plusieurs fois.
Une statistique de 2009 estimait que l’alcool a joué un rôle causal ou concomitant dans environ 14% des accidents: il était en jeu dans environ 12% des accidents ayant causé des blessures graves ou mortelles et dans environ 8% de ceux ayant entraîné des blessures légères.
Il n’étonnera personne d’apprendre que ces accidents sont particulièrement fréquents le week-end, le plus souvent la nuit ou au petit matin. Les jeunes hommes de 18 à 24 ans y sont très fréquemment impliqués (sortie de bars, discos ou autres lieux de loisirs). En fait, il s’agit souvent de personnes qui boivent d’habitude modérément mais occasionnellement beaucoup et qui se mettent ensuite au volant.

Les effets

L’alcool, même consommé en petites quantités, diminue les capacités de concentration et de réaction, modifie les perceptions visuelles, perturbe l’équilibre et la coordination, réduit l’attention et allonge le temps et la justesse des réactions, fausse l’appréciation de ses propres capacités et incite à prendre des risques. En résumé, les performances diminuent alors même que naît une propension à se surestimer…
Une conséquence moins connue de la consommation d’alcool mérite une explication plus détaillée. Comme l’indique Addiction Suisse dans une publication sur les jeunes et l’alcool, notre cerveau fonctionne à deux niveaux. Ses performances basiques nous permettent de faire face à tout ce dont nous avons l’habitude et que nous avons en quelque sorte automatisé. Les réserves de capacité ne sont mobilisées qu’au moment où nous sommes confrontés à des événements imprévisibles que nous ne maîtrisons pas bien. Appliqué à la conduite, cela signifie que les automobilistes expérimentés se débrouillent sans problème avec leurs performances basiques pour parcourir leurs trajets habituels. Ce n’est que lorsqu’ils sont confrontés à une situation inattendue ou imprévisible qu’ils doivent recourir à leurs réserves de capacité: elles leur permettent de réagir de manière adéquate, d’évaluer l’effet de cette réaction et de mettre encore en œuvre une réaction d’urgence en cas de nécessité. Tout cela doit aller très vite. Or les effets de l’alcool se répercutent en priorité sur les réserves de capacité et ensuit seulement sur les performances basiques, avec l’augmentation de la quantité. Ainsi, jusqu’à environ 0,5 pour mille, les automobilistes chevronnés disposent de suffisamment de réserve de capacité pour réagir adéquatement à des situations critiques. A partir de 0,5 pour mille, les réserves de capacité sont réduites au point qu’une réaction suffisamment rapide et appropriée devient presque impossible. Dès 1 pour mille, les capacités de base sont elles aussi notablement affectées, ce qui peut être problématique même dans des situations connues. A noter encore que les conducteurs inexpérimentés doivent, eux, pouvoir compter sur leurs réserves de capacité même dans des situations courantes… CQFD !

Les risques

Le risque zéro n’existe pas, dit-on, et c’est une réalité: la vie elle-même en est un… ou plutôt une succession. Il y a ceux que nous subissons (les attentats terroristes en fournissent une dramatique illustration) et ceux que nous prenons (dans le même ordre d’idée, choisir de passer ses vacances dans des pays réputés peu sûrs).
Parmi ceux que nous prenons consciemment – parce qu’il est impossible d’échapper aux informations et mises en garde à ce sujet – peu nombreux sont ceux qui peuvent avoir autant de conséquences graves que la conduite sous l’emprise de l’alcool. Mise en danger de la vie et blessures infligées à des tiers ou à soi-même, lourdes conséquences financières, mesures administratives (perte du permis de conduire, inscription au casier judiciaire), répercussions sur l’emploi et la vie sociale… on en oublie sans doute.
Elevé, ce risque est de surcroît pris de manière totalement gratuite, alors qu’aucun avantage n’y est lié. Hormis des actes extrêmes dont l’actualité peut offrir quelques exemples (du genre attaquer un poste de police avec un hachoir, comme on l’a lu récemment… !), on peine même à lui trouver un équivalent dans la vie courante. La question s’impose donc: pourquoi sont-ils si nombreux à le prendre?

Pourquoi certains conduisent-ils malgré tout dans cet état?

Chacun devrait en effet se poser la question… même s’il a pu lui arriver d’en faire partie et d’échapper au pépin et même au contrôle. Ce qui, par parenthèse, tendrait à indiquer que les statistiques à ce sujet sont en dessous de la réalité.
Des éléments de réponse sont donnés par Addiction Suisse dans son étude à vocation préventive sur les jeunes et l’alcool. Certains leur sont plus spécifiques alors que d’autres valent pour tous.
Si le conducteur chevronné peut difficilement invoquer un manque de connaissance à ce sujet, si l’influence du groupe et le goût du risque tendent à diminuer sensiblement avec les années, la réduction de la capacité de faire des choix raisonnables sous l’influence de l’alcool et le manque d’anticipation sont certainement des raisons communes à tous les âges.
Jeune ou moins jeune, l’alcoolisation empêche d’évaluer correctement et les dangers réels et ses propres capacités. L’addition de ces deux incapacités peut être catastrophique dès lors qu’elle ne permet pas de prendre la seule décision qui s’impose: renoncer à conduire. Pour les auteurs de l’étude, les personnes ivres se sentent même souvent particulièrement aptes à conduire! Quant au manque d’anticipation, volontaire ou un peu inconscient (ce qui revient quasiment au même), il empêche de penser au retour avant de sortir pour une fête ou simplement un repas arrosé.
Et là nous devons bien admettre, pour une part, l’influence «culturelle» dans les régions du monde où l’alcool est omniprésent, où en particulier, comme chez nous, la connaissance et le goût du bon vin accompagnant la bonne chère font partie de «la bonne vie», avec la détente, l’euphorie, les relations voire la notoriété que cela procure. Dans ce contexte, s’en priver ou refuser à participer (comme conducteur ou passager) au déplacement que cela implique est encore souvent entaché d’une image de pisse-froid ou de «mauviette». Dès lors, jeunes ou moins jeunes, on y va et on verra bien… et toute l’erreur à corriger est là.

En guise de conclusion

Le TCS ne se fait pas d’illusions excessives: son action – et cet article en fait modestement partie – n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des mises en garde justifiées par l’importance de la cause. Mais si, à sa lecture, ou après la visite des dernières Automnales, quelques personnes seulement renonçaient dorénavant à prendre le volant après avoir bu plus d’un verre ou deux, ou anticipaient en prévoyant un autre moyen de transport pour l’aller-retour ce soir-là, ce serait déjà un succès. A multiplier bien sûr au gré de mises en garde toujours renouvelées… et malheureusement de faits divers qui devraient au moins servir d’exemples. Pour que «boire ou conduire» soit un jour une vraie alternative: ou l’un ou l’autre.

 

Didier Fleck

Coup d’œil dans la loi…

Au regard de la loi, le conducteur devra rester constamment maître de son véhicule de façon à pouvoir se conformer aux devoirs de la prudence. Toute personne qui n’a pas les capacités physiques et psychiques nécessaires pour conduire un véhicule parce qu’elle est sous l’influence de l’alcool, de stupéfiants, de médicaments ou pour d’autres raisons est réputée incapable de conduire pendant cette période et doit s’en abstenir.
En ce qui concerne l’alcool, à partir de 0,5 pour mille on est considéré comme inapte à conduire. Il arrive également que des personnes qui n’ont pas atteint ce taux soient considérées comme telles. C’est le cas lorsque d’autres éléments influant sur leurs capacités (maladie, fatigue…) s’ajoutent à une consommation même modérée.
La conduite d’un véhicule automobile avec une alcoolémie de 0,5 à 0,79 pour mille est considérée comme une «infraction légère» et, selon les circonstances, punie par une amende ou des arrêts, indépendamment des mesures administratives (avertissement, retrait de permis en cas de récidive).
Conduire avec une alcoolémie de 0,8 pour mille ou plus est une «infraction grave», punie d’amende ou d’emprisonnement et du retrait de permis pour au moins trois mois. La peine dépend de la gravité de la faute commise et des antécédents et les mesures administratives seront elles aussi plus sévères dans ce cas.

… et dans le contrat d’assurance

Aux blessures éventuelles, sanctions pénales ou administratives peuvent s’ajouter des conséquences financières non négligeables. Lors d’un accident, une enquête est menée pour établir les responsabilités respectives des diverses personnes impliquées. La détermination du taux d’alcool dans le sang en fait partie. Les assurances (responsabilité civile, accidents) peuvent pénaliser directement les personnes responsables d’un accident alors qu’elles étaient sous l’influence de l’alcool en réduisant leurs prestations. D’autre part, un recours contre un conducteur fautif pour négligence grave peut obliger celui-ci à rembourser des sommes substantielles sur des versements faits à des tiers, allant jusqu’à des centaines de milliers de francs selon la gravité des cas! 

L'alcool sous la loupe

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Notre engagement

C’est en juin 1917 qu’est née la section genevoise du Touring Club Suisse. Une année avant les festivités du 100ème anniversaire, il convient de rappeler qu’à l’origine, les premiers sociétaires étaient avant tout des cyclistes attirés par les nouvelles perspectives qu’offrait l’automobile, quatre-vingt ans après les bouleversements apportés par le chemin de fer.

tcs geneve

Le vélo, le train, la voiture et plus tard l’avion, les membres du TCS savent qu’ils sont aujourd’hui pris en charge 24h. sur 24 dans tous les aspects de leurs déplacements, excursions et voyages, grâce aux prestations combinées de la carte de membre, du livret ETI et de la protection juridique.

L’approche du 100e anniversaire est l’occasion d’un retour aux sources et c’est pourquoi nous soutenons le premier système de vélos en libre service jamais développé à Genève. Il est temps, en effet, de donner une impulsion à ce projet trop longtemps bloqué ici alors qu’il se développe ailleurs en Suisse et en Europe.

Nous sommes toujours très sollicité pour défendre les membres TCS face à la détérioration des conditions cadres de la mobilité. Alors que les lois actuelles sont mal appliquées, la réponse de nos autorités est d’en élaborer de nouvelles tout en s’abstenant de prendre certaines mesures concrètes pour permettre notamment la fluidité des grands axes. Lorsque des mesures sont néanmoins prises, il s’agit souvent de suppression de places de stationnement ou de création de nouveaux carrefours à feux ... Il est temps de changer cette tendance ! En ce sens, l’engagement clair du Conseil d’Etat et du Grand Conseil en faveur de la Traversée du lac, qui sera soumise au vote populaire cette année, est un signe encourageant.

Bientôt centenaire, le TCS Genève ne baisse pas les bras.

Journal, tcs, geneve

 

 

 

 

 

Version complète du journal TCS Genève édition n° 1 2016

 

 

 

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