15/05/2017

Tarifs TPG : OUI à une hausse modérée et justifiée

La baisse des tarifs imposée en 2014 par l’initiative 146 a eu pour conséquence de contraindre les TPG de diminuer leur offre de 5% entre 2014 et 2016, ceci afin de tenter de maintenir un fragile équilibre budgétaire. Mais cela n’a pas suffi, la diminution des tarifs n’ayant pas provoqué de hausse significative du nombre de clients comme l’annonçaient les initiants. Et c’est au final un manque à gagner de 10 millions qui a été enregistré en 2015.

tpg, VOTATIONAvec la nouvelle loi sur les Transports publics genevois, le Grand Conseil a donc concocté un compromis raisonnable. Il a d’une part accepté une nouvelle grille tarifaire visant simultanément à sécuriser l’équilibre financier de la régie et  à améliorer l’offre de transports. Il a d’autre part décidé d’une hausse de 4 millions de la subvention aux TPG.

La hausse des tarifs reste donc fort modeste et maintient pleinement  la compétitivité des prix genevois en regard des autres villes suisses. Et cette remise à niveau constitue une étape essentielle pour le développement de transports en commun forts sur le territoire cantonal. C’est donc en somme une loi de bon sens que le TCS section Genève recommande de soutenir.

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11/04/2016

Cinquante millions pour améliorer la fluidité et la sécurité c'est vraiment peu

50 millions de francs en faveur de la fluidité et de la sécurité. C’est en substance ce qu’ont annoncé conjointement en conférence de presse Luc Barthassat et Pierre Maudet. Les conseillers d’États en charge du Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) pour le premier et du département de la sécurité et de l’économie (DSE) pour le second, ont annoncé avoir déposé ensemble un projet de loi ouvrant un crédit d’investissement de quelques 50 millions de francs afin de pouvoir réaliser les mesures d’exploitation proposées par le Plan d’actions du réseau routier 2015-2018 (PARR). Ce dernier se présente comme un catalogue de 64 mesures opérationnelles, ciblées et réalistes. Luc Barthassat le qualifiant même de véritable « plan Marshall » pour Genève.

Nous ne pouvons que saluer cette annonce. Tout ce qui va dans le sens de l’amélioration de la circulation et de la mobilité à Genève est bon à prendre. Toutefois, pour que ce soit un vrai « plan Marshall », il est à regretter que la somme investie ne soit pas plus élevée. Certes, il y aura tout d’abord 32 millions de francs qui seront consacrés à l’élaboration et au déploiement d’une nouvelle stratégie de régulation lumineuse aux carrefours à feux. Pas moins de 175 carrefours à feux obsolètes seront ainsi renouvelés. Il y aura ensuite la création d’une Centrale régionale de gestion du trafic (CRGT). Un projet permettant une meilleure planification de la mobilité et gestion plus efficiente des incidents en temps réel sur le réseau routier de l’ensemble du canton. Ce projet s’élevant 14 millions de francs créera à terme une véritable tour de contrôle pour les différents services en charge de la mobilité et de la sécurité. Autant de points que le TCS ne peut qu’encourager.

Reste un bémol. Le montant demandé n’est pas très élevé. Surtout quand on le compare avec la somme qui a été divisée et qui sera investie pour la construction et la réalisation du dépôt TPG En Chardon. En effet, ce sont 329 millions de francs qui ont été alloués à la construction de ce dépôt. Cette allocation a d’ailleurs été formalisée par la loi PL10834 votée par le Grand Conseil le 22 mars 2012. Il est vrai, il était nécessaire d’avoir un nouveau dépôt. Cela dit, allouer une plus grande enveloppe pour améliorer le quotidien des genevois en termes de mobilité aurait été accueilli avec encore une plus grande joie !

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30/04/2015

Autoriser les deux-roues motorisés sur les voies de bus : Le TCS est pour, mais pas n'importe comment... !

Or donc l'annonce faite par le Département de Luc Barthassat de vouloir permettre aux deux-roues motorisés de rouler sur les voies de bus sans risquer l'amende suscite un engouement tel que la Tribune de Genève veut faire réagir ses lecteurs. Le Touring Club Suisse (TCS) est très favorable, dans son ensemble, à cette mesure. Et ce depuis un certain temps. En février 2009, Guy Zwahlen - qui était alors le président de la section genevoise du TCS - préconisait déjà une adaptation de la loi pour les deux-roues motorisés. « Bien qu’interdites, les voies de bus et, selon certains, les bandes cyclables sont utilisées par ces deux-roues sans trop de problèmes », avait-t-il constaté. « Si la loi était totalement appliquée, les embouteillages seraient encore plus nombreux », soulignait-il.

Six ans plus tard, rien n'a bougé. Sauf qu'enfin le conseiller d'Etat en charge du Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) a pris le taureau par les cornes. Luc Barthassat ne fait que de concrétiser un engagement qu'il avait pris en 2012 lorsqu'il avait participé au lancement d'une initiative nationale sur le même sujet.

Le TCS est favorable au principe. Mais attention, cela ne doit pas être fait n'importe comment. La sécurité des deux-roues motorisés doit être assurée. Aussi, il est essentiel de réfléchir aux aménagements spécifiques qu'il faudra mettre en place afin que cette mesure soit sans danger pour les usagers. Et les solutions sont de plusieurs ordres. Elle va de la création de sas pour les deux-roues motorisés au carrefour jusqu'à la possibilité de se rabattre sur la voie adjacente de la même manière que les taxis lorsque cela est nécessaire.

En effet, il importe de créer des sas en première ligne des pistes réservées aux voitures, afin que les deux-roues motorisés puissent attendre le feu vert sans entraver la circulation des TPG. A cette condition, leur présence dans les couloirs de bus peut être envisagée. Autant de mesures qui pour l'usager répondent à une double nécessite: fluidifier le trafic tout en assurant sa sécurité. Des valeurs que le TCS défend avec ardeur et constance!

 

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23/04/2014

Deux sujets de mobilité à voter le 18 mai : le TCS se positionne!

GRAND GENÈVE
Subventionnement par Genève de cinq P+R en France voisine: un oui de raison!

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INITIATIVE AVIVO SUR LES TARIFS TPG!
Quand le mieux (des uns) est l’ennemi du bien (de tous les autres): un non responsable!

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Subventionnement par Genève de cinq P+R en France voisine : un oui de raison!

Acceptez-vous la loi ouvrant un crédit au titre de subvention d'investissement de 3 129 406 F pour les années 2013 à 2015 pour participer au financement de la construction, sur territoire français, de cinq parcs relais (P+R) d'intérêt transfrontalier, (11115) du 29 août 2013? Un OUI de raison!


Le projet de loi pour le cofinancement de parcs-relais (P+R) en France voisine a été déposé par le Conseil d’Etat en février 2013. Voté par tous les partis à l’exception du MCG, il a fait l’objet d’un référendum de celui-ci. Le peuple tranchera le 18 juin.

Soucieux de la qualité de la mobilité à Genève, le TCS ne peut que soutenir un projet qui s’inscrit dans la stratégie de report du privé au collectif pour les déplacements de la périphérie vers le centre du canton.

De quoi s’agit-il?

Selon le projet de loi, on doit entendre par P+R un parking spécifique disposant d’un système prévoyant une régulation et un contrôle de son accès et réservé exclusivement à des usagers utilisant des lignes de transports publics existantes ou en projet pour les déplacements transfrontaliers à destination de Genève.

Dans un premier temps, cinq projets ont été retenus par le Conseil d’Etat, totalisant 830 places: Veigy; Carrefour des Chasseurs et Jean-Monnet (agglomération d’Annemasse); gare de St-Julien; gare de Valleiry. Ce cofinancement s’articule projet par projet sur la base de mesures  identifiées  et programmées dans le projet d’agglomération du Grand Genève. Il tablait sur une construction échelonnée entre 2013 et 2014 pour une mise en service «au plus tard en 2015»… Même en cas de rejet, le référendum lui aura évidemment fait prendre du retard.  

A quel prix?

Le crédit de subvention d’investissement voté par le Grand Conseil se monte à 3 129 406 francs, pour une participation genevoise de 50% du coût de construction (21% pour Valleiry, qui dispose d’autres contributions françaises). L’autre moitié des coûts de construction et les frais de fonctionnement seront à la charge des collectivités françaises.

Le coût moyen de construction d’une place de stationnement pour ces cinq parkings sera de 8000 francs, comparable au coût de construction sur sol genevois, qui s’échelonne entre 5000 et 10000 francs (de 40 000 à 60 000 francs pour un ouvrage souterrain).

Pour qui?

Proches de la frontière, ils doivent permettre de capter une bonne partie des flux en provenance de zones très denses en travailleurs frontaliers. Notons au passage que ceux-ci se composent pour une proportion toujours accrue de Suisses travaillant à Genève et ayant choisi, pour diverses raisons, de résider en France voisine. (Une réalité que, par parenthèse, certains «Genevois» feraient bien de prendre en compte avant d’adresser des signes ou des propos désobligeants aux titulaires de plaques françaises qui ont eu la correction de se mettre en règle avec l’administration de leur nouveau pays de résidence!) 

Un oui de raison

Sauf à renier l’existence même d’un bassin transfrontalier et, au sein de celui-ci, d’un pôle d’attraction économique genevois, force est de gérer au mieux les flux de transport qui en découlent. Chacun connaît et beaucoup vivent quotidiennement les nuisances qu’ils provoquent, en termes de temps, de pollution et de bruit. La solution passe par une forte incitation adressée aux populations concernées pour que, depuis la frontière, elles renoncent au transport privé. S’agissant de personnes qui apportent à Genève leur contribution professionnelle, la participation du canton à cette dissuasion se justifie pleinement.

 

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