21/09/2014

Traversée de la Rade et financement de la Confédération, c'est possible !

Contrairement à ce que l’on entend souvent, un financement partiel de la Confédération est aussi envisageable pour la traversée de la Rade.

A condition que l’ouvrage, après son acceptation en votation populaire, soit intégré dans le projet d’agglomération du Grand Genève, rien ne s’oppose à un cofinancement de la part de la Confédération.

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15/09/2014

Traversée de la Rade – Lettre ouverte au Conseil d’Etat

 

Qui veut faire quelque chose trouve un moyen ; qui ne veut rien faire trouve une excuse

Ce proverbe est particulièrement approprié s’agissant de la traversée de la Rade. Par ses propositions, le TCS cherche à améliorer la mobilité à Genève. De leur côté les opposants, conseil d’Etat en tête, cherchent des prétextes pour ne rien faire !

Il faut d’emblée rappeler que l’initiative soumise au vote le 28 septembre prochain, dans la mesure où elle n’est que partiellement formulée comme l’a souligné le Conseil d’Etat dans son rapport sur la recevabilité, doit être considérée dans son ensemble comme non formulée au sens du droit constitutionnel genevois. Il s’ensuit que le Grand Conseil sera chargé de la préciser et que toutes les améliorations seront possibles. C’est dans sens que le TCS a travaillé, afin de faire de la traversée de la Rade une infrastructure optimale pour Genève.

Les améliorations pourront également concerner les aspects hydrologiques qui sont mis en avant par certains. Des solutions satisfaisantes pourront être trouvées à cet égard. Il sied toutefois de rappeler que l’initiative sur la traversée de la Rade a été déclarée recevable par le Grand Conseil, dans le cadre d’une décision définitive qui implique qu’elle ne se heurte à aucun obstacle matériel ou juridique.

S’agissant des chiffres avancés par le bureau CITEC mandaté par les services de M. Barthassat, ils résultent d’une « modélisation » qui stipule qu’il y aura un « report des transports publics et des modes doux vers les véhicules privés dû à l’aménagement de la traversée ». Or rien n’indique qu’un tel transfert modal va se produire. La mise en service simultanée du CEVA plaide de surcroît contre cette thèse. Le TCS est d’avis que les Genevois vont s’approprier le CEVA comme les Lausannois l’ont fait avec le métro M2.

Autre différence de poids dans les mandats : il a été demandé au bureau CITEC de dire si les accrochages sommairement prévus dans la première étude étaient satisfaisants ou non. Mais il ne lui a pas été demandé d’en imaginer de meilleurs. A l’inverse, le TCS a sollicité une réflexion créative du bureau TEAM+ en demandant aux ingénieurs d’imaginer les meilleurs accès sur les deux rives en tenant compte du trafic de demain. Du coup, le TCS a été en mesure d’apporter des solutions constructives qui font de la traversée de la Rade soumise au vote une excellente solution.

L’allègement du trafic dans l’hyper-centre aura un effet de fluidité et offrira enfin de réelles opportunités. Les TPG, par exemple, pourront proposer des itinéraires plus directs, augmenter la cadence de leurs véhicules et leur vitesse commerciale moyenne. De leur côté, les cyclistes bénéficieront enfin de voies sûres. Et les actuels piétons auront plus de plaisir à traverser un pont devenu plus tranquille. Au final, nous aurons un centre-ville beaucoup plus attractif.

Pragmatique, le TCS a cherché des solutions et les a trouvées. Les usagers sont las des bouchons et de la pollution au centre-ville. Et ils en ont assez des décideurs qui, sur ce sujet interminable, ne décident jamais rien. Il est donc temps d’agir et de voter OUI le 28 septembre.

François Membrez

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03/09/2014

Deux traversées complémentaires

Sans attendre le résultat de la votation sur la traversée de la rade du 28 septembre, le PLR et le PDC ont décidé de lancer une initiative sur la grande traversée du lac. Pour le TCS, c’est au fond une bonne chose. En effet, les deux traversées sont complémentaires.

Explications :

  • La traversée de la rade en tunnel, de l’avenue de France au Port Noir puis à Malagnou, est une solution urbaine permettant de dévier le trafic qui transite actuellement par l’hyper-centre en dehors de celui-ci. Coût du projet : entre 660 et 700 millions en procédant à l'actualisation des coûts de ce projet qui a fait l'unanimité autour de lui il y a 10 ans. Les avantages sont connus ; parmi ceux-ci on citera la fluidification du centre, les nombreuses possibilités d’aménagement des quais pour une qualité de vie en nette hausse et la flexibilité retrouvée pour procéder aux indispensables entretiens de la voirie, comme le pont du Mont-Blanc qui devrait subir d’importants travaux de rénovation. La décision de réaliser cette traversée incombera exclusivement aux citoyens genevois. Verdict le 28 septembre.
  • La grande traversée, dite du lac, pourrait quant à elle franchir le plan d’eau du Vengeron à Pointe à la Bise. Il s’agirait d’un bouclement du périphérique autoroutier du Grand Genève. Coût : de l’ordre de 4 milliards. Utile à long terme. En effet, la décision de réalisation d’un tel ouvrage reviendrait à la Confédération. Or pour l’heure tout reste à faire pour convaincre Berne d’inscrire un projet qui a été nettement recalé par le Conseil national  le 16 septembre 2013 par 108 NON contre 68 OUI. Le détail du vote est intéressant : les partis PDC et PLR ont voté en bloc contre le projet genevois. Et le conseiller d’Etat Luc Barthassat, qui siégeait encore sous la coupole fédérale à ce moment, était absent lors du vote.  Quant au Conseil des Etats, il a rejeté la grande traversée dite du lac à l'unanimité en mars 2013.

En résumé, les deux traversées répondent à des besoins distincts et complémentaires. Bien loin d’opposer ces projets, il est sage de les intégrer dans un plan cohérent de développement de l’infrastructure des transports genevois, en gardant à l’esprit des thèmes aussi concrets que la croissance démographique, les délais de création de logements, en particulier sur la rive gauche,  la lenteur des procédures ainsi que les réalités de la politique fédérale, dans un contexte extrêmement concurrentiel où, au-delà des effets d’annonce, chaque région aura à cœur de jouer sa propre partition.

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27/08/2014

Le tunnel sous la Rade renforce le projet de Plage des Eaux-Vives

Les amis de la plage des Eaux-Vives s’inquiètent à l’idée que le futur tunnel sous la Rade, soumis au vote des genevois le 28 septembre prochain, puisse comporter une sortie à proximité de la future plage. Une analyse attentive de l’étude publiée par le TCS montre que ces craintes, liées à la sécurité et à la pollution ne sont pas fondées. Bien au contraire : une traversée urbaine sous la Rade permettra d’améliorer la qualité de vie de tous, y compris des futurs usagers de la pages des Eaux-Vives, dans l’esprit des attentes des amis de la plage du même nom.

Moins de voitures sur la rade, c’est plus de place pour les piétons, les cyclistes, les transports en commun et les espaces de détente. Le « U » lacustre pourra ainsi être réaménagé avec harmonie : nouvelles places, espaces de verdures, terrasses étendues, trottoirs élargis et quais plus spacieux. En été, les endroits de baignade, en particulier la plage des Eaux-Vives, seront plus vastes, plus silencieux et sécurisés: avec la moitié de trafic en moins, le bond sera même spectaculaire. On pourra en profiter pour remplacer les baraques qui longent le lac  par de véritables aménagements urbains attrayants. Ces transformations feront de la rade ce qu’elle aurait toujours dû être : un lieu de rencontre, propice à une mobilité sélective, aux loisirs, aux balades et à la contemplation.

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19/02/2014

Traversée de la Rade : petites vérités et grands raccourcis politiques

Dans un contexte de prises de position politiques manichéennes, voire carrément épidermiques sitôt que le terme « traversée de la Rade » est évoqué, les exemples d’amnésie politique dont font preuve certains députés sont réguliers. Il n’est dès lors pas surprenant que certains incendient le TCS parce qu’il soutient l’initiative de l’UDC (IN152). Mais, malheureusement pour eux, la réflexion est une peu courte. Remettons donc l'église au milieu du village avec quelques rappels:

1. Le TCS a été auditionné sur le sujet à fin décembre par la Commission des transports du Grand Conseil. A cette occasion, le TCS a démontré qu'il était juridiquement possible de proposer un contre-projet de même niveau (constitutionnel) que l'Initiative 152 (IN152) proposée par l'UDC.

3. Le TCS a également précisé qu'il était favorable aux deux traversées, celle de la Rade (courte) et celle du Lac (longue). En cas de décision du Grand Conseil de lancer un contre-projet, le TCS aurait donc milité pour le double OUI; et à la question subsidiaire (si un double OUI était sorti des urnes), le Club de la mobilité aurait préconisé le OUI à la traversée autoroutière. Tout ceci était donc connu.

4. Le TCS n'a pas changé d'avis; mais le Grand Conseil a refusé de lancer un contre-projet et, de ce fait, n’a pas donné l’occasion à la population genevoise de prendre position pour l'un ou l'autre des projets. Dont acte. Dommage.

5. En conséquence et en toute logique, le TCS soutient désormais l'IN152, comme nous avons eu l'occasion de l'annoncer devant la Commission du Grand Conseil.

6. La Traversée de la Rade apporte une nette amélioration par rapport à la situation actuelle: nous aurons l'occasion de revenir sur ce point de manière plus technique en temps utile.

7. Les points d'accrochage tels que définis par l'IN152 peuvent être améliorés pour vraiment décharger le centre-ville. Certains semblent certains de la rigidité absolue du texte de l'initiative, qui empêcherait toute adaptation de tracé... La question est plus complexe qu’il n’y paraît ; affaire à suivre!

8. Il faut aussi penser en dehors du microcosme politique cantonal : un NON à ce projet aurait également un impact négatif sur la traversée autoroutière du Plan directeur cantonal, car du côté de la Berne fédérale, un vote négatif sera sans grand doute interprété comme un refus de toute traversée!

9. Avec la création de la traversée de la Rade, le pont du Mont-Blanc pourra être adapté pour simplifier la progression des transports publics et de la mobilité douce. Quant aux quais qui forment le U lacustre, ils pourront être repensés dans un esprit de convivialité urbaine.

10. Et pour terminer: la traversée de la Rade n'exclut pas, à terme, la Grande traversée!

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