09/12/2013

Oui au fond d’infrastructure ferroviaire

Lundi, 2 décembre, la Conseillère fédérale Doris Leuthard a lancé la campagne en faveur d’un fonds d’infrastructure ferroviaire, que nous allons soutenir. Non seulement parce que nous défendons toutes les mobilités, mais également car ce fonds augure, nous l’espérons, une démarche similaire pour la route. L’argument avait peu porté durant la campagne du non à l’augmentation de la vignette autoroutière, il est pourtant cardinal : dotons-nous d’abord d’un outil cohérent, ce qui n’existe pas encore. Un fonds d’infrastructure routière, calqué sur le même modèle que le fonds d’infrastructure ferroviaire permettrait d’ancrer dans la Constitution, d’assurer un financement clair des grands projets routiers selon des objectifs fixés par le Conseil fédéral. Mettre la route et le rail sur un pied d’égalité permettrait, enfin, de ne plus opposer les modes de transports et leurs utilisateurs. Au contraire, personne n’aurait plus l’impression d’être la vache à lait de l’autre.

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13/11/2013

Augmentation de la vignette : 10 idées-reçues confrontées aux faits

1. Les recettes issues de l’augmentation de la vignette seront investies dans les autoroutes

Non, aucun franc issu de l’augmentation ne sera investi dans le réseau actuel des autoroutes.

2. La nouvelle vignette à 100 francs permettra de construire les contournements de Morges et du Glattal

Non, seuls les projets d’études pourront être financés, pas la réalisation. C’est écrit dans le message du Conseil Fédéral.

3. Les automobilistes  vont recevoir une plus-value pour compenser l’économie réalisée par les Cantons

Non, une baisse d’impôts serait une première ! Par ailleurs, la plupart des Cantons n’ont pas de caisse routière, il  n’y a donc aucune garantie que cet argent soit restitué aux automobilistes ou investi dans les routes.

4. La vignette va fluidifier le trafic sur les autoroutes

Non, le réseau actuel des autoroutes ne va pas profiter de ces recettes supplémentaires. Les 20'000 de bouchons par an ne seront pas réduites.

5. L’usage de l’autoroute coûte plus cher à l’étranger

Non, il y a 15 pays en Europe où l’usage de l’autoroute est gratuit pour les véhicules individuels.

6. Avec l’augmentation de la vignette, on adapte simplement le prix au renchérissement

Non, cette redevance ne doit pas être adaptée au renchérissement puisque elle doit couvrir les frais pour lesquels elle est perçue. Le compte routier étant positif depuis plus de 10 ans, il n’y a  aucune raison d’augmenter la redevance. Par ailleurs, le renchérissement depuis la dernière augmentation de 1994 se monte à 15%.

7. Les réserves de la caisse routière sont bientôt épuisées

Non, la Confédération annonce cela depuis l’an 2000 alors que  le compte routier présente un bilan positif récurrent. Quant aux réserves, elles se montent aujourd’hui à 2 milliards pour le financement spécial de la circulation routière et 1.8 milliard pour le fonds d’infrastructures

8. Les taxes et impôts payés par les automobilistes retournent de toute façon à la route

Non, une grosse partie des recettes (près des trois-quart) va dans la caisse générale de la Confédération ou dans les transports publics.

9. La vignette à 100 francs permettra de réaliser 22 projets dans différentes régions

Non, seuls 3 projets sont décidés, soit les contournements du Locle, de La Chaux-de-Fonds et de Näfels. Les autres projets coûteront près de 8 milliards de francs alors que la nouvelle vignette rapportera au mieux 4 milliards ces 20 prochaines années.

10. Tous les automobilistes vont profiter de l’augmentation de la vignette

Non, les 380 km de routes reprises par la Confédération existent déjà et seulement 3 contournements de localités pourraient être réalisés ces prochaines années.

 

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07/11/2013

Quand les sculpteurs de nuages s’expriment…

A lui seul, le slogan des partisans de l’augmentation de la vignette à 100 francs résume cette vaste tromperie : « Pour l’élimination à terme des bouchons près de Genève et Lausanne. » A terme… Une promesse qui n’engage que ceux qui les croient, comme a pu le constater une fois encore le public venu assister au débat organisé par La Tribune de Genève ce jeudi à midi. Venu défendre la position de la Conseillère fédérale Doris Leuthard, le coordinateur romand de la campagne n’a pu donner ni un calendrier des projets censés diminuer les 20 000 heures de bouchons annuels, ni présenter des améliorations concrètes pour les automobilistes payeurs. Ah si, Patrick Eperon a garanti que le passage du réseau de routes cantonales qui passerait aux mains de la Confédération en cas de oui serait mieux entretenu. Avec les quatre milliards que rapporteraient en 20 ans cette augmentation de 150 %, c’est la moindre des choses me direz-vous !

En revanche, des menaces, il en a proférées : des projets seraient remis en cause, tout investissement serait bloqué. C’est faux ! Les contournements du Locle et de la Chaux-de-Fonds notamment sont déjà finançables avec les réserves existantes. Celui de Morges, en revanche, n’est pas près de voir le jour, même en cas de oui.

Alors, avant de payer une énième taxe, les automobilistes ont le droit d’exiger un plan de mesures concrètes échelonné sur les vingt prochaines années et des bénéfices directs de leur contribution. La répartition actuelle des perceptions routières n’alimente que pour un quart les infrastructures routières. Commençons par exiger de la Confédération qu’elle commence par planifier et sécuriser ses investissements en créant un fonds routier inscrit dans la Constitution, et qu’elle soit honnête avec les automobilistes avant de les faire passer à la caisse une fois encore.

Votez non le 24 novembre prochain.

 


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29/10/2013

Le contournement de la vérité

 

Rarement lors d’une campagne les citoyens auront autant été aussi mal informés. Selon l’argumentaire du Conseil fédéral et de la majorité de la classe politique, les bénéfices engendrés par la hausse de la vignette autoroutière auraient un impact direct sur les automobilistes. Oui, mais lesquels ?

Justement aucun, pour ceux qui utilisent l’autoroute; ce que se garde bien de dire le gouvernement ! De futurs aménagements autoroutiers sont vaguement mis en avant, mais pas un sou de cet impôt déguisé, disons les choses par leur nom, n’irait au développement des infrastructures insuffisantes actuelles.

Le véritable enjeu du passage de la vignette à 100 francs, c’est l’entretien de 380 kilomètres de routes cantonales, qui passent sous la responsabilité de la Confédération. Or ces 380 kilomètres sont aujourd’hui entretenus par les cantons avec vos impôts. La hausse du prix de la vignette est donc clairement un impôt supplémentaire.

Si la volonté était réellement de faire diminuer les bouchons sur les axes autoroutiers, cela ferait longtemps que des mesures auraient été entreprises. Aujourd’hui, la vignette rapporte 300 millions. A cela s’ajoutent diverses taxes et surtaxes sur le carburant, engendrant une somme d’environ 9,5 milliards par an. Or seul un tiers de cette somme est affecté à la route. Avant d’augmenter les taxes, il est temps de repenser le financement des infrastructures routières et, comme le TCS l’exige, d’ancrer dans la Constitution fédérale un fonds d’infrastructure routière.

L’automobiliste éclairé votera donc NON à la hausse de la vignette autoroutière le 24 novembre.

 

 

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16/10/2013

Sortie de route des politiciens

Unanimes ? Ils sont en tous cas largement majoritaires, les partis politiques qui soutiennent l’augmentation de la vignette à 100 francs, soumise au peuple le 24 novembre prochain.

La population est décidément bien mal représentée par les personnalités qu’elle élit. Car en quoi cette augmentation favoriserait la population suisse ? En rien. Sous le prétexte fallacieux d’augmenter l’efficacité des routes, c’est d’un impôt déguisé qu’il s’agit.

bouchons, vignette, peuple, nonUn seul exemple : la réalisation du contournement de Morges, citée ou suggérée par nombre de ténors des partis, n’est très clairement pas au programme des travaux financés par la hausse de la vignette. Mais, sans vergogne, cet argument est asséné avec une conviction qui frôle l’indécence.

Cynisme ? Autopersuasion ? Difficile de ne pas imaginer les politiciens décider de cette augmentation depuis leur wagon première classe, payé par nos impôts, évitant ainsi de regarder par la fenêtre les autoroutes qui débordent… Ou alors à l’arrière de voitures de fonction, sans se rendre compte de la vie des pendulaires automobilistes.

Au-delà du montant que les automobilistes devraient débourser en plus, c’est le problème du fossé qui se creuse entre les manoeuvres politiciennes et la réalité des gens qui est en cause. Et c’est peut-être à ce niveau là que se situe le plus grave des bouchons.


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