21/02/2017

Augmenter le nombre de zones 30 ?

Faut-il réduire la vitesse au boulevard du Pont-d’Arve et à celui de la Tour ?

Une décision du Tribunal administratif condamne les autorités à procéder à des essais afin de respecter la loi fédérale. Le conseiller administratif Rémy Pagani relève le nombre important d’accidents, que de telles zones 30 peuvent contribuer à diminuer. Le bruit est à son sens également moindre en réduisant la vitesse. La Ville de Genève envisage ainsi de multiplier le nombre de rues limitées à 30 km/h, dans certains cas la nuit seulement.

Des études sur lesquelles se fonde le TCS ont montré qu’abaisser la vitesse de 50 à 30 km/h n’a pas d’incidence réelle sur le bruit, rappelle le président du TCS Genève François Membrez. Dans certains cas, cela peut même augmenter la nuisance sonore, car les automobilistes roulent dans un rapport de vitesse inférieur. Le TCS soutient la mise en place de telles zones dès lors que la sécurité est en jeu, ce qui est particulièrement vrai dans les quartiers d’habitation. Dans la mesure toutefois où cela n’entraîne pas la suppression des passages pour piétons, nécessaires pour sécuriser les enfants. Ces limitations sont toutefois discutables sur les axes, car elles ne sont respectées que lorsque des mesures contraignantes sont mises en place. De plus, l’irrégularité du trafic est elle-même source de nuisances, les accélérations et décélérations se révélant plus sonores qu’un trafic régulier.

 

Liens

Forum, dimanche à 18h00 : Faut-il limiter le trafic genevois à 30 km/h pendant la nuit?

Couleurs locales à 19h00 : Les habitants de St-Imier doivent se prononcer sur la vitesse autorisée entre les deux places de la ville, ce reportage contient une interview de François Membrez

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08/06/2015

Zones 30 : les raisons d'y croire ou pas

Le TCS est régulièrement appelé à se prononcer sur des mises en zone 30 km/h inadéquates. Et à devoir rappeler que de telles zones sont utiles si, d'une part, elles sont aménagées de manière intelligente et, d'autre part, sont réservées à des quartiers particuliers. 

Trop souvent, de nos jours, les autorités en charge de la mobilité proposent des zones 30 km/h mal conçues et sur des tronçons qui ne conviennent pas. Le plus grave est sans nul doute la suppression des passages pour piétons alors même que la loi sur la circulation routière ne prévoit pas de régime de priorité générale aux piétons dans ces zones (contrairement aux zones de rencontre 20 km/h).

Le maintien des passages pour piétons est indispensable dans les zones 30 km/h. C'est là que nos enfants apprennent à traverser la route. La sécurité doit primer ici toute considération. D'autres aménagements que l'on constate fréquemment sont également dangereux, comme par exemple les « gymkhanas » qui transforment certains tronçons en pistes de slalom. Une zone 30 km/h mal conçue manque à ses objectifs et il vaut mieux alors s'en passer.

Pour s'en convaincre, le TCS Genève a fait le point dans son dernier numéro. En effet, il est temps de poser la question : les zones où l'on circule à 30 km/h sont-elles sûres ? Ont-elles vraiment été aménagées pour pacifier la cohabitation entre les usagers ? Bonne lecture !

 

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